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Constructeurs

Toyota F1 : Le podium de l’espoir

Publié le 28 avril 2006

Par Marc David
2 min de lecture
Après deux premiers rendez-vous difficiles, le podium de Ralf Schumacher à Melbourne montre que l'équipe Toyota est sur la bonne voie. Fin janvier, lors de la présentation de la TF106 sur le site de production de Valenciennes, John Howett, président de Toyota...

...Motorsport, avait annoncé la couleur : "si notre objectif logique est de rentrer dans le top 3, il nous faudra obtenir davantage de podiums. Mais nous attendons surtout notre première victoire, dans la mesure où nous sommes en F1 pour gagner". Un discours logique, eu égard à la 4e place obtenue au classement 2005 du championnat du monde des "Constructeurs", et aussi, au rang du constructeur sur la scène mondiale. Oui mais voilà. En Formule 1, la moindre remise en question sur le plan technique amène parfois des conséquences insoupçonnées. D'abord, sur le plan de la réglementation, le passage du moteur V10 au V8 à 90° a nécessité une refonte totale du châssis, avec notamment l'élaboration d'un nouveau train arrière et d'une évolution de l'ensemble monocoque/train avant de la TF105B de la fin de saison passée. En outre, et ainsi que nous l'avions déjà mentionné dans nos colonnes (JA n°945 du 27/01/06), le passage des pneus Michelin aux pneus Bridgestone ne pouvait se réaliser "d'un coup de baguette magique". Depuis le début de saison, la TF 106 peine quelque peu à mettre ses pneus en température, et les performances globales s'en ressentent. Toutefois, le 6e temps des essais qualificatifs et surtout, le très beau podium (3e place) de Ralf Shumacher à Melbourne laissent augurer des jours meilleurs pour l'équipe Panasonic Toyota Racing. De retour en Europe, celle-ci devait mettre à profit deux séances de travail sur le circuit de Barcelone, avec pas mal de choses à tester. Or, bien qu'il ne faille jamais accorder une importance capitale à ces essais, le meilleur temps (en 1'14''522) réalisé par Jarno Trulli devant Fernando Alonso le deuxième jour montre que l'équipe travaille dans la bonne direction. Certes, aujourd'hui, Mike Gascoyne (ex directeur technique) n'est plus là, mais Pascal Vasselon, responsable du développement châssis/liaison au sol, possède toutes les compétences pour redresser une situation loin d'être perdue, dans la mesure où seulement trois Grands Prix ont été disputés (à l'heure où nous écrivons ces lignes) sur les 18 que compte le championnat du monde. Et puis, Pascal Vasselon peut compter sur l'aide précieuse de Luca Marmorini, le directeur technique moteur. Justement, côté moteur, l'équipe Toyota semble avoir passé avec succès "l'examen" du V8, notamment sur le plan de la fiabilité, ce qui n'est pas forcément le cas de tout le monde ! 
   
Marc David

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