Seat met le cap à l’Est
La stratégie internationale de Seat prend de l’ampleur. Après la Chine où la marque espagnole s’est installée en marge du salon de Shanghai en avril dernier, la filiale du groupe Volkswagen met cette fois à profit le salon de Moscou, qui ouvre ses portes aujourd’hui, pour mieux se faire connaître et nourrir de nouvelles ambitions.
Lors du salon moscovite, Seat présentera notamment ses dernières nouveautés destinées au marché russe, comme l’Ibiza, la León, l’Altea Freetrack et le tout récent IBX. "Quatre modèles dont l’objectif est de séduire une clientèle russe attirée essentiellement par l’aspect novateur, moderne et un design différent, bénéficiant en outre du savoir-faire Volkswagen", a ainsi déclaré Roman Kuzmin, directeur de la marque en Russie.
60 points de vente en 2015
Des nouveautés qui auront ainsi la lourde tâche de faire décoller la marque espagnole au sein du marché russe. Présente en Russie depuis 2007, Seat n’a jamais vraiment réussi à s’y imposer, ne dépassant que rarement les 1 000 unités annuelles. Aujourd’hui, les ambitions de la marque ont changé. Avec la nouvelle gamme, Seat souhaite atteindre la barre des 20 000 immatriculations d’ici 2015.
Pour ce faire, la marque va pouvoir non seulement s’appuyer sur la machine industrielle du groupe Volkswagen et ses trois sites de production présents en Russie pour, à terme, y produire localement, mais également sur un réseau de distribution en plein essor.
Actuellement possesseur d’une vingtaine de sites, Seat espère en ouvrir une dizaine d’autres d’ici la fin de l’année, avant une prochaine étape fixée à 60 points de vente d’ici trois ans. Pour ce faire, toutes les villes russes de plus de 500 000 habitants font partie de l’objectif de la marque.
Vers d’autres marchés
La vitalité du marché russe, deuxième en Europe derrière l’Allemagne avec 2,6 millions d’unités toutes marques immatriculées par an, devient ainsi prépondérante pour le développement international de la marque espagnole. Outre la Russie, Seat a également misé sur d’autres marchés, Chine, Danemark, Israël ou encore Mexique, pour sortir de l’ornière et voir l’avenir sous de meilleurs auspices. Rappelons qu’en 2011, Seat a accusé une perte nette de 61 millions d’euros et a connu un recul de ses ventes de 12 % sur le premier semestre de cette année.
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