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Constructeurs

Salon international de l'automobile d'Alger : Un Salon de l’auto aux accents chinois

Publié le 20 avril 2007

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Par Alexandre Guillet
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3 min de lecture
Le Salon international de l'automobile d'Alger s'apparente quelque peu à la figure de Janus. D'un côté, les exposants cherchent à imiter les standards des grands Salons européens et de l'autre, ils perpétuent une tradition de foire où le bon de commande est roi au même titre que les promos...

...et les négos. Tendances.

Plusieurs enseignements peuvent être tirés de l'édition 2007 du Salon international de l'auto d'Alger. Tout d'abord, la toute récente Association des concessionnaires automobiles algériens, avec l'appui des organisateurs de la Safex, a obtenu un report des dates du Salon, afin de se distinguer de Genève. Si une concurrence entre les deux événements semble difficile à établir, cette décision met en lumière le pouvoir dont bénéficie cette association qui a, par ailleurs, imposé une séparation entre VP et VI au niveau de l'exposition. L'association milite aussi fortement pour une professionnalisation du marché automobile et Mohamed Baïri, son président, confiait durant le salon à Nadir Kerri, responsable de la rubrique automobile pour le quotidien El Watan : "Le critère pour prétendre à une concession et adhérer à notre association est d'avoir une vitrine comportant un showroom, un service après-vente et un stock de pièces de rechange. En un mot, la qualité de service. Cela nécessite un investissement lourd, mais il ne suffit pas d'importer et de vendre des véhicules pour être un professionnel". Il réclame aussi plus de "transparence et de visibilité sur les chiffres du marché pour mettre fin à la discordance et à la manipulation de ceux-ci", tout en affirmant que les algériens doivent s'inspirer des normes d'homologations en vigueur en Europe pour respecter des minimas de sécurité.

Pour revenir au Salon à proprement parler, on notera l'absence de Renault, pourtant n°3 sur le marché. Renault souhaiterait que le salon se tienne tous les deux ans, mais si on considère qu'il s'agit de sa deuxième absence consécutive, la raison de ce choix est peut-être plus profonde. Le fait que la Logan marocaine ne puisse pas être exportée en Algérie constitue peut-être un élément de réponse. L'importateur de Subaru et Chery a aussi boudé l'événement. En revanche, tous les autres constructeurs étaient représentés. Les constructeurs traditionnels avaient dressé des stands opulents où leurs best-sellers locaux côtoyaient leurs dernières nouveautés. Coréens et japonais ont notamment pu confirmer leur vif essor en mettant en avant leur leadership sur les 4x4, notamment la niche dorée des pick-up. Cette démonstration de force des constructeurs renforce la thèse admise qui place l'Algérie au rang de marché à forte potentialité. La croissance est notamment portée par le segment des petites voitures qui représente environ 70 % du mix total. Par conséquent, la concurrence devient de plus en plus vive.

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