...des ventes sur les marchés français et américain, et ce en complète contradiction avec les performances boursières des compagnies automobiles. Le FTSE Global Auto a ainsi progressé de 3,98 % sur la semaine et le DJ Euro Stoxx Auto de 2,91 %, soit d'excellentes performances qui rappellent celles du premier semestre 2005.
Les chiffres de ventes aux Etats-Unis pour le mois de novembre sont très décevants : - 6,7 %. GM est en recul de 11 % mais a toutefois relevé à la hausse sa prévision de production pour le premier trimestre 2006 ce qui a permis de limiter la chute de l'action (- 3,4 %). Le constructeur, principal client de Delphi, a aussi annoncé avoir renoncé temporairement aux baisses de prix qu'il avait imposées à son fournisseur.
Ford a lui aussi vu ses immatriculations chuter, de 18 %, mais, contrairement à GM, a aussi annoncé avoir réduit son programme de production pour le quatrième trimestre. C'est le troisième mois consécutif de baisse pour le constructeur américain et l'annonce a renversé la tendance haussière du titre sur la semaine (- 2 %). Toutes les marques japonaises voient leur cours progresser, à l'exception de Nissan, toujours dans le rouge, avec une baisse de ses ventes de 7,8 %. L'action perd ainsi 1,7 % sur la semaine.
Les mauvaises ventes du secteur ne sont pas le privilège du continent américain. Le CCFA a ainsi annoncé un recul des ventes de 2,3 % sur le marché français. Fiat affiche la meilleure performance avec une progression de ses ventes de 22,5 % ce qui lui permet d'afficher un cours en hausse de 3,1 %. Il est suivi par Volkswagen, en hausse de 21,3 % qui voit son cours s'envoler (+ 6 %). Le grand perdant reste la marque Renault qui enregistre un recul de ses ventes de 13,3 %, qui n'a toutefois pas affecté son titre (+ 4,4 %). Chez Peugeot aussi c'est une semaine boursière de hausse (+ 3,4 %). Le constructeur français s'est montré confiant sur ses perspectives 2006, ce qui a permis au cabinet Citygroup Smith Barney de confirmer sa recommandation d'achat sur Peugeot assortie d'un objectif de cours de 55 euros.
Michelin, enfin, a vu le prix de ses actions grimper (+ 4,3 %) suite à l'annonce d'une hausse des prix sur ses pneus en Amérique du Nord en début d'année prochaine. Cette hausse, qui a bénéficié également à Continental (+ 4,2 %), est principalement motivée par un maintien du prix élevé des matières premières.
Clem Chambers,
directeur général d'ADVFN