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Constructeurs

Les constructeurs dénoncent les mesures protectionnistes sur l’acier en Europe

Publié le 9 janvier 2019

Par Alice Thuot
3 min de lecture
Alors que la Commission européenne a proposé le maintien d’un droit de douane de 25 % sur les importations d’acier dans l’Union européenne, les constructeurs dénoncent cette mesure selon eux nuisible à l’industrie automobile.
Alors que la Commission européenne a proposé le maintien d’un droit de douane de 25 % sur les importations d’acier dans l’Union européenne, les constructeurs dénoncent cette mesure selon eux nuisible à l’industrie automobile.
Alors que la Commission européenne a proposé le maintien d’un droit de douane de 25 % sur les importations d’acier dans l’Union européenne, les constructeurs dénoncent cette mesure selon eux nuisible à l’industrie automobile.

 

La guerre commerciale entre les Etats-Unis et l’Europe autour de plusieurs produits importés, dont l’acier, commence à faire grincer des dents. Alors qu’en mars 2018, la Commission européenne ouvrait une enquête de sauvegarde sur les importations d'acier dans l’Union, en réponse à des restrictions similaires imposées par les États-Unis, quelques mois plus tard, en juillet, l’organisation adoptait un droit de douane, initialement provisoire, de 25% sur les importations dépassant un certain niveau. Droit qui pourrait être finalement maintenu jusqu’en juillet 2021 comme l’a proposé en décembre dernier la Commission européenne aux 28 Etats membres de l’UE. C’est par la voix de l’ACEA que les constructeurs se sont indignés de cette décision qui, selon eux, ne prend pas en compte les besoins du secteur automobile et aura un impact sur leur compétitivité.

 

 

L’organisation s’interroge ainsi sur la nécessité de cette mesure protectionniste, soulignant un accès déjà extrêmement restreint à la production d’acier provenant de l’Union européenne. Et ainsi, la nécessité des importations pour « combler les lacunes de la chaîne d’approvisionnement » auxquelles les constructeurs doivent faire face. Et ce, dans un contexte où les importations d’acier dans l’Union européenne ont progressé l’année dernière, en même temps que la production d’automobiles, depuis la fin de la crise économique de 2008. Ainsi, la fabrication de véhicules s’est accrue de 5 millions d’unités par an depuis 2014.

 

 

Une menace pour la compétitivité

 

 

Si pour l’ACEA, cette mesure se révèle contre-productive, elle serait aussi inutile, alors que cette industrie affiche sa bonne santé  bonne santé. « Les producteurs d'acier de l'UE bénéficient de prix élevés à long terme et d'excellents taux d'utilisation de leur capacité, en particulier dans le secteur de l'automobile. Les résultats financiers des producteurs européens au cours des dernières années donnent une indication claire de la situation très favorable des marchés pour ces professionnels. » Cette mesure protectionniste aurait pour effet de menacer cette bonne dynamique du secteur en menaçant sa compétitivité.

 

 

« L'industrie automobile de l'UE est déjà confrontée à de grandes incertitudes dans le commerce mondial : la menace américaine de taxes sur les importations de véhicules et de pièces automobiles est omniprésente et la possibilité d'un Brexit sans accord ne peut pas non plus être exclue. Ces mesures de protection pour les importations d'acier arrivent à un moment difficile pour le secteur automobile et auront un impact négatif sur la compétitivité des fabricants européens », a souligné Erik Jonnaert, secrétaire général de l'ACEA.

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