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Constructeurs

[CES 2019] La navette autonome de Milla prête à prendre les routes

Publié le 14 janvier 2019

Par Gredy Raffin
3 min de lecture
La navette Mobility Pod du néo-constructeur français, Milla, a été dévoilée à Las Vegas. Si elle nourrit l'ambition de trouver des clients en Amérique du Nord, elle commencera sa carrière à Vélizy (78), dans le cadre d'une expérimentation.
La navette Mobility Pod du néo-constructeur français, Milla, a été dévoilée à Las Vegas. Si elle nourrit l'ambition de trouver des clients en Amérique du Nord, elle commencera sa carrière à Vélizy (78), dans le cadre d'une expérimentation.
La navette Mobility Pod du néo-constructeur français, Milla, a été dévoilée à Las Vegas. Si elle nourrit l'ambition de trouver des clients en Amérique du Nord, elle commencera sa carrière à Vélizy (78), dans le cadre d'une expérimentation.

 

Les navettes autonomes de Navya et d'EasyMile auront une nouvelle concurrente française. Le salon de Las Vegas a vu sortir du bois le Mobility Pod, le véhicule de transport de personnes sans chauffeur de Milla, dernier venu sur ce marché très prisé. Dotée de six places et capable d'atteindre 30 km/h, cette navette autonome au format assez compact pour intéresser le plus large périmètre de clients, entrera en phase d'expérimentation avant la fin du premier semestre, à Vélizy (78).

 

Les fondateurs connaissent l'industrie automobile. Frédéric Mathis, le président, a notamment dirigé des programmes de véhicules connectés et autonomes pour Vedecom et Renault. Quant à Eric Gendarme, le directeur général, il a évolué pour OBH Digital, agence digitale spécialisée dans les projets innovantsdestinés aux véhicules autonomes et connectés. "En tant qu'experts de l'automobile nous avons conçu une plateforme de niveau automobile, explique Eric Gendarme, nous sommes homologués Crash M1 en Europe".

 

1 000 unités sur les routes dans 3 ans

 

Outre la plateforme, les équipes de Milla ont développé leur propre système d'automatisation de la conduite. Les fondateurs assurent avoir la propriété de 95 % du contenu du logiciel de gestion qui classe le Mobility Pod dans la catégorie des navettes autonomes et non des robot-taxis, en ce sens qu'il est taillé pour évoluer sur des sites complexes mais maitrisés. Au besoin, des équipements de communication entre le véhicule et l'infrastructure routière (V-to-X et V-to-I) sont disponibles dans le catalogue de Milla pour faciliter la circulation.

 

Les clients seront des opérateurs de mobilité. Le Mobility Pod devrait trouver sa place sur des sites privés industriels, des campus universitaires, des maisons de retraite ou dans des zones urbaines isolées. Milla prévoit deux modes de facturation, soit en vente directe pour un montant qui n'a pas encore été dévoilé, soit contrat de location. Le constructeur propose d'assurer la maintenance et le service, en plus de fournir une plateforme de gestion et de géolocalisation.

 

Le Mobility Pod sort de chaines de production situées au Mans (72) au rythme de 8 unités par mois. Une cadence encore faible que les dirigeants disent pouvoir accélérer avec le renfort d'une ancienne usine TRW installée dans les Vosges (88). "Nous voulons atteindre la barre des 1 000 unités assemblées d'ici 3 ans, glisse Frédéric Mathis. Au salon de Las Vegas, Milla est venu faire un appel du pied, à la fois aux opérateurs, mais également aux partenaires industriels américains. Chacun attendra les premiers tours de roues dans les Yvelines pour se forger une idée.

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