Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page
ZF condamné dans le cadre du dieselgate

ZF a été condamné à 42,5 millions d’euros d'amendes dans le cadre du dieselgate.

ZF condamné dans le cadre du dieselgate

L'équipementier vient d'être condamné à 42,5 millions d'euros d'amende par la justice allemande dans le cadre du dieselgate. Pour le tribunal, ZF a livré des pièces dont le logiciel comprenait parfois une fonctionnalité illicite.

 

La justice allemande a infligé une amende de 42,5 millions d'euros à l'équipementier automobile allemand ZF Friedrichshafen dans le cadre du scandale tentaculaire des moteurs diesels truqués, a annoncé mercredi 10 juin 2020 le parquet de Stuttgart. Les magistrats ont mis en évidence des "manquements au devoir de surveillance", seule base juridique possible pour poursuivre pénalement une entreprise en Allemagne, ajoutant que ZF a renoncé à faire appel.

 

Le parquet reproche à ZF d'avoir livré à des "constructeurs allemands et étrangers" des pièces de moteur "dont le logiciel comprenait parfois une fonctionnalité illicite" qui a conduit "chez un constructeur" à ce que"des véhicules émettent plus d'oxydes d'azote qu'autorisé", selon un communiqué. "La possibilité d'une utilisation frauduleuse des logiciels a été insuffisamment examinée", selon les magistrats. "Déterminer si des employés de ZF ont participé de manière illégale aux actions des constructeurs reste sujet d'une enquête", explique le parquet, qui précise que les responsables de ZF "coopèrent de manière constructive" avec les enquêteurs.

 

ZF Friedrichshafen, une société non cotée détenue à près de 95 % par une fondation elle-même propriétaire des deux entreprises héritières du fabricant du fameux Zeppelin, est en passe de devenir troisième équipementier automobile mondial derrière Bosch et Continental avec le rachat de l'américano-belge Wabco.

 

L'amende s'inscrit dans le scandale des moteurs diesel truqués "dieselgate", qui a éclaté en septembre 2015, quand Volkswagen a reconnu avoir truqué 11 millions de véhicules avec un logiciel capable de les faire apparaître moins polluants lors de tests en laboratoire que sur les routes. Ces manipulations ont éclaboussé la quasi-totalité de l'automobile allemande, fleuron industriel et fierté du pays, qui peine toujours à sortir de cette crise historique. L'équipementier Bosch s'est vu infliger en mai 2019 une amende de 90 millions d'euros. Plusieurs marques du groupe Volkswagen ont accepté de payer au total 2,3 milliards d'euros d'amende en Allemagne sur la même base juridique.

 

Le dieselgate a déjà coûté au premier constructeur mondial plus de 30 milliards d'euros, dont la majeure partie aux Etats-Unis. En Allemagne, Volkswagen va débourser au moins 750 millions d'euros pour indemniser 235 000 clients, et proposer des accords à l'amiable à près de 60 000 autres après que la plus haute juridiction civile du pays a ordonné fin mai 2020 le remboursement partiel d'acheteurs d'une voiture truquée. Le premier grand procès pénal en Allemagne s'ouvrira en septembre avec l'ancien patron d'Audi, Rupert Stadler, accusé notamment de "fraude", "d'émission de faux certificats" et de "publicité mensongère". (avec AFP)


 

Ajouter un commentaire
 
Pour laisser un commentaire,  
 Inscrivez vous 
Plus d'articles
Hyundai : le pari payant de l'électrification

Le constructeur a connu depuis le déconfinement un volume d'activité qualifié d’extraordinaire. La conséquence d'une stratégie décidée pendant la crise : miser plus que jamais sur ses modèles

Carlos Gomes à la direction générale de BYmyCAR

Le groupe BYmyCAR ouvre pour la première fois de son histoire son capital au management et accueille à cette occasion un nouvel homme fort, Carlos Gomes, qui en devient directeur général.

Daimler souhaite vendre l'usine d'Hambach

Le groupe allemand, qui fabrique des Smart depuis 1998 en Moselle, vient d'annoncer son intention de vendre le site d'Hambach. Cette usine devait pourtant produire des modèles électriques de Mercedes.

Ivan Segal, Renault :

En juin 2020, le groupe Renault a gagné 1,5 point de part de marché avec 71 612 immatriculations, en hausse de 6,5 %. Les marques Renault et Dacia profitent pleinement de la prime à la conversion qui pèse

PSA Retail ferme 11 sites sur sa plaque parisienne

La filiale de distribution du groupe PSA annonce une réorganisation de sa présence en région parisienne. 11 sites seront fermés et les salariés redéployés dans les 25 succursales en périphérie

Peugeot condamné en Autriche pour abus de position dominante

Le tribunal des ententes de Vienne a condamné Peugeot pour abus de position dominante et restriction de la liberté de prix, face à un concessionnaire de la marque. Le constructeur devrait faire appel

 
Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page