Verdissement des flottes : l’État français veut montrer l'exemple avec son propre parc

En avril 2026, le gouvernement français présentait son plan d'électrification. L’objectif affiché était clair : remplacer progressivement les énergies fossiles par une électricité majoritairement produite en France et décarbonée. Dans ce contexte, le secteur des transports apparaît comme un axe prioritaire et les administrations publiques sont alors appelées à accélérer l’électrification de leurs flottes.
Dans un courrier adressé aux principaux responsables de l’État, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a donc apporté des précisions sur les modalités de mise en œuvre de ce plan. Le chef du gouvernement y réaffirme la nécessité d’une exemplarité de l'État et de ses établissements publics dans la transition vers un parc automobile 100 % électrique.
Des renouvellements en 100 % électrique dès 2027
À compter du 1er janvier 2027, le Premier ministre a ainsi annoncé que l’intégralité des voitures particulières (VP) et véhicules utilitaires légers (VUL) acquis par les services de l’État et de ses établissements publics devront être 100 % électriques, et ce, dès que les conditions d'opération le permettent.
Cette obligation s’applique aux achats de véhicules neufs et d'occasion mais aussi aux locations de véhicules de longue durée. Elle concerne aussi bien les modèles dédiés aux usages administratifs que les voitures des membres du gouvernement et des préfets.
Pour les flottes de véhicules soumises à des contraintes particulières, Sébastien Lecornu précise qu’un processus spécifique est prévu. Les ministères et les établissements publics concernés devront en effet proposer une trajectoire d'électrification adaptée à leurs besoins couvrant la période de 2027 à 2029.
Les trajectoires proposées devront toutefois prévoir une première étape d'électrification dès 2027, suivie d'une montée en puissance progressive, afin de garantir la continuité des missions régaliennes, tout en avançant vers une électrification complète des flottes d'ici à 2035.
Le courrier indique que les exceptions "devront être justifiées sur la base de critères objectifs et documentés, notamment liés aux contraintes opérationnelles (autonomie, intensité d'usage, intervention d'urgence), à l'absence d'offre adaptée, aux infrastructures de recharge disponibles, ou à des contraintes techniques spécifiques (charge utile, environnement)."
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