Le gouvernement souhaite multiplier la recharge ultrarapide sur autoroute d’ici 2035

Les bornes de recharge s’étendent, mais ce n’est jamais assez face à un parc de véhicules électriques en croissance. La France projette donc de quintupler d'ici à 2035 le nombre d'équipements pour voitures électriques sur son réseau d'autoroutes et routes nationales, a annoncé le ministère des Transports, le 17 avril 2026. Cette "stratégie d'électrification du réseau routier national", annoncée dans un communiqué, est l'une des déclinaisons du plan d'électrification de l'économie française présenté par le Premier ministre Sébastien Lecornu, le 11 avril 2026.
Le ministre des Transports Philippe Tabarot a évoqué le 17 avril au matin sur Sud Radio "le frein" à l'achat de voitures électriques que constituait le manque de bornes de recharge pour faire de longues distances. "Avec ce plan sur les recharges, on doit pouvoir combler ce déficit", a-t-il expliqué. "Aujourd'hui, on est à 4 500", et il s'agira de "monter à plus de 20 000. À 22 000, très exactement" en 2035 pour les véhicules légers.
8 000 bornes de recharge pour les poids lourds
S'ajoute l'objectif de 8 000 bornes de recharge pour les poids lourds, segment dans lequel aujourd'hui le passage à l'électrique n'en est qu'à ses débuts, avec 2 % du marché des véhicules neufs en France. Ces grands axes, soit 20 000 km d'autoroutes et nationales, représentent 2 % du réseau routier, mais un tiers des kilomètres parcourus. Les bornes doivent être installées sur "près de 900 aires de repos et de service" pour les véhicules légers. Elles ont une puissance de 150 kW, soit une recharge en 20 à 25 minutes.
Pour les poids lourds, où le gouvernement cible "près de 560 aires" les plus fréquentées, la puissance varie entre 100 kW (adaptée à une charge nocturne), 400 kW (45 minutes, soit le temps d'une pause pour un chauffeur) et plus de 800 kW. "Il faut de la disponibilité, que l'attente ne soit pas trop longue, avec des recharges qui soient des recharges rapides", a souligné Philippe Tabarot sur Sud Radio.
L'objectif est double : réduire les émissions de CO2 du transport routier, et rendre ménages et entreprises moins dépendants des carburants issus d'un pétrole importé. Le coût de ce plan, discuté avec les acteurs de l'électricité que sont Enedis et EDF, n'a pas été précisé dans l'immédiat. (Avec AFP)
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