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Industrie

Equipementiers européens, les nouveaux “Goliath”

Publié le 9 septembre 2014

Par Frédéric Richard
8 min de lecture
Alors que l’industrie automobile mondiale affiche un certain redressement, les difficultés rencontrées durant les six dernières années ont considérablement fait évoluer l’échiquier. Les équipementiers font feu de tout bois sur l’innovation, sur le développement à l’international, et en récoltent les fruits. Au cœur de la bataille, les fabricants européens, allemands et français au premier chef.
A l’aube de l’ouverture du plus gros rendez-vous européen de l’équipement automobile, précisément en Allemagne, le cabinet Mazars s’est intéressé à l’un des plus importants poncifs industriels de ces cinq dernières années, à savoir la compétition déséquilibrée entre Allemagne et France. L’étude porte sur les équipementiers automobiles, histoire de définir une fois pour toutes si les représentants hexagonaux doivent rougir de leurs performances face à ses voisins germaniques. L’étude se base sur les résultats financiers des principaux équipementiers automobiles allemands et français, ainsi que les données d’organisations professionnelles telles que l’Inpi, l’EPA, la Fiev et le CCFA. Alors que les ventes de véhicules ont subi des chutes abyssales ces dernières années dans la quasi-totalité de l’Europe, l’industrie automobile au plan global semble avoir passé l’orage sans trop de dommages, et se voit même renforcée dans certains cas. Bien entendu, on évoque là la globalité d’une situation, car il est clair que ces constats varient d’un pays à l’autre. Chez les constructeurs, par exemple, les Allemands tirent leur épingle du jeu, tandis qu’on connaît les difficultés des Français ou des Italiens. Côté équipementiers, nos poids lourds hexagonaux, Valeo, Faurecia, Michelin, Plastic Omnium, viennent tour à tour d’annoncer des performances de haut rang pour le début d’année 2014, preuve qu’ils ont su rebondir à l’international, après l’effondrement de leur marché nourricier. Ils ressortent même plus rentables du marasme, en raison des nombreuses restructurations qu’ils ont dû mener pour subsister depuis 2008. Valeo, de retour dans le CAC 40, s’est même payé le luxe de relever d’un demi-point son objectif de marge, après avoir annoncé une progression de 36 % en Chine et de 10 % en Europe sur les six premiers mo[...]

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