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Constructeurs

PGO : L'invraisemblable pari

Publié le 6 février 2004

Par Christophe Jaussaud
10 min de lecture
Il y a des défis qui semblent impossibles. Olivier Baudouin et Laurent Skrzypczak ont relevé, en 1998, le défi PGO : faire entrer cette petite entreprise de passionnés, considérée comme un "répliqueur", dans le cercle si étroit des constructeurs. Une aventure longue et extrêmement coûteuse...
...en passe de réussir. Rencontre. Si outre-Manche les petites marques automobiles sont légion, en France, elles sont quasiment en voie de disparition. La fin de l'aventure Michel Hommell, avec sa Berlinette, nous le rappelle tristement. Il faut donc saluer les résistants et en particulier PGO Automobiles qui, depuis 1998, a mis en place une vraie stratégie pour sortir de l'artisanat et de l'anonymat. Une volonté d'Olivier Baudouin, président du directoire de PGO, et de Laurent Skrzypczak, membre du directoire, qui ont racheté il y a 5 ans. Jusqu'ici, PGO était un "répliqueur" qui jetait son dévolu et sa passion sur la Cobra et la Porsche 356 Speedster, rendue célèbre par James Dean. Une décennie 80 où Pierre Gérard et deux de ses frères, tous trois créateurs de la société PGO (Pierre Gérard Organisation), vont développer leur business en proposant des kits de leurs répliques à monter soi-même, puis ensuite des versions montées. La décennie suivante verra le recentrage de l'activité sur la seule 356 Classic avant que la stratégie ne change avec l'arrivée des nouveaux patrons et de nouveaux capitaux. Car l'explication est là : le passage de l'artisanat à une production en série semi-industrielle demande beaucoup d'argent. "Pour arriver à une production de 500 à 700 unités en 2004, nous aurons investi près de 10 millions d'euros à la fin de l'année", indique Olivier Baudouin. Lorsque l'on regarde l'objectif de production à l'horizon 2006, entre 1 500 et 1 700 véhicules escomptés, on imagine le travail qu'il reste à fournir et les capitaux qu'il faudra encore trouver, même si cette montée en cadence sera sûrement moins dévoreuse d'euros que le chemin parcouru jusqu'ici. Les deux associés ont bien évidemment mis de l'argent dans cette aventure - environ 3 millions d'euros -, mais le reste a été levé en Bourse où la société a fait son entrée sur la place parisienne en 2002. Toutefois, ce montant n'est pas pour autant une garantie de succès, faut-il encore que les produits plaisent, que les infrastructures soient adaptées tant en termes de production que de distribution. Un nouveau modèle au Mondial 2004 Pour cette année 2004, que l'on pourrait qualifier de montée en puissance, le constructeur de Saint-Christol lez Alès, dans le Gard, compte livrer entre 500 et 700 Speedster II. Un modèle t[...]

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