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PSA a continué à gagner de l'argent au premier semestre

Malgré des ventes en fort recul, PSA a gagné de l'argent sur les six premiers mois de l'année 2020.

PSA a continué à gagner de l'argent au premier semestre

Malgré des ventes en baisse, surtout sur son marché de prédilection, l’Europe, PSA est parvenu à gagner de l’argent au premier semestre 2020. Les fruits d’une stratégie de rationalisation menée sur le long terme.

 

"Le groupe opère dans un monde en chaos et a donc développé une stratégie pour atteindre son point mort. Le premier semestre a prouvé que c’était la bonne stratégie, et a montré la résilience de PSA." Tel est le constat annoncé en préalable par Carlos Tavares, lors de la présentation des résultats du groupe pour le premier semestre 2020.

 

Sur cette période, le groupe a subi un repli de son revenu de 34,5 %, à 25 milliards d’euros. Dans le détail, PSA a contribué à hauteur de 19,6 milliards, montant en repli de 35,5 %, tandis que Faurecia a connu une diminution de son chiffre d’affaires de 31,2 % à un plus de 6 milliards d’euros. Au niveau de la branche automobile, la baisse des volume a été significative sur tous les marchés, mais principalement en Europe, avec un recul de 47,3 %. Sur ce Vieux Continent, PSA a écoulé au premier semestre 885 000 véhicules, contre 1,7 million à la même période de 2019. "Nous avons souffert en Europe d’un mix marché défavorable, notamment en Espagne, en Italie et en France", note Carlos Tavares.

 

Le groupe est toutefois parvenu à stabiliser ses volumes en Moyen-Orient et Afrique, mais a connu des replis significatifs en Chine (-62,4 %) où seulement 22 000 unités ont été écoulées, en Amérique latine (-46,4 %) à 37 000 VP, en Inde et Asie (-35,1 %) à 12 000 unités et enfin en Eurasie (-6,1 %) à 6 000 VP.

 

3,7 % de marge opérationnelle

 

Dans ce contexte, le résultat opérationnel du groupe a atteint 517 millions d’euros, en chute de 84,5 % par rapport au premier semestre 2019. La division automobile a contribué à hauteur de 731 millions d’euros (-72,5 %). "Nous avons effectué un travail sur les coûts, en réduisant les coûts non essentiels, en adaptant les dépenses marketing aux nouveaux volumes, et en réalisant des économies significatives en production et achat", a souligné le patron du groupe. Des efforts qui ont permis de compenser, du moins partiellement, l’impact de la baisse significative de la demande mondiale. Résultat : la marge opérationnelle de PSA s’est établie à 3,7 %. "La société continue à être rentable, commente Carlos Tavares qui confirme son ambition d’atteindre une marge moyenne de 4,5 % entre 2019 et 2021. Nous n’avons pas fait appel ligne de crédit et avons préservé notre modèle business. Nous continuons à être maître de notre destin et pouvons constater la résilience de l’entreprise."

 

Des ajustements combinés à une stratégie de long terme, et fil rouge depuis des années de Carlos Tavares, surnommé le cost killer : aller chercher le point mort de l’entreprise. Le groupe compte bien à l’avenir poursuivre cette stratégie qui passe notamment par un coût de fabrication abaissé. Certes logiquement plombé durant la crise, ce coût devrait, selon les projections, se limiter à 700 euros d'ici 2021. Autre levier : un travail sur la complexité dans le fonctionnement de l’entreprise afin d’en améliorer son efficience, que ce soit sur les volets industriel, administratif, mais aussi au niveau des activités de vente et d’après-vente. Le tout combiné à une stratégie minutieusement pilotée de pricing power par marque, qui donne aujourd’hui déjà satisfaction chez les historiques, mais reste à améliorer du côté d’Opel.

 

Continuer à aller chercher le point mort

 

Fort notamment de cette marge opérationnelle toujours positive, PSA s’avère confiant dans l’avenir, qu’il soit proche, ou plus lointain. Stocks faibles chez les partenaires, niveau de prises de commandes élevé, reprise de la chaîne d’approvisionnement, les voyants sont au vert, selon le patron du groupe. "Nous maintenons les produits futurs mais en modifiant légèrement leur planification notamment en ajustant les fonctions supports en R&D", a-t-il expliqué. Nulles inquiétudes du côté des objectifs de CO2 également. "Nous sommes parfaitement en ligne, depuis le premier jour", a souligné le patron du groupe, satisfait de la pénétration des versions électriques dans les commandes. A titre d’exemple, en juin, la version électrique de la 208 a représenté 18 % des commandes. PSA s’apprête à renforcer son offre en la matière avec le lancement, du côté de Citroën de sa C4 électrique, après l’inauguration du C5 Aircross hybride. A noter que DS Automobiles s’impose comme la marque premium la plus vertueuse en Europe, avec un grammage moyen en dessous des 80 g/km de CO2.

 

Sur ce sujet des énergies alternatives, le groupe a annoncé la mise au point d’une nouvelle plateforme, consacrée à la technologie électrique. Baptisée eVMP, elle permettra de produire, à partir de 2023, des modèles de segment C et D, dont l’autonomie pourra atteindre jusqu’à 650 km. Autre gros sujet pour PSA : la fusion avec FCA et la naissance de Stellantis. "Nous travaillons pas à pas à la création de Stellantis, a annoncé Carlos Tavares.Tout se déroule selon le calendrier, nous n’avons pas de retard. C’est un travail invisible pour vous, mais qui est fait de façon professionnelle", a-t-il rassuré.

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