Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page
PSA : les actionnaires confirment la fusion

Les actionnaires de PSA, réunis en assemblée générale le 25 juin 2020, ont confirmé leur volonté de fusionner avec FCA selon les modalités définies en décembre 2019.

PSA : les actionnaires confirment la fusion

Les actionnaires de PSA, réunis en assemblée générale ce jeudi 25 juin 2020, ont voté à 99 % les résolutions appuyant le principe et le schéma initial de la fusion avec FCA. Un mariage toujours attendu pour le premier trimestre 2021.

 

Malgré une tentative de remise en cause menée par le fonds Phitrust, la grande majorité des actionnaires de PSA a conforté la volonté de fusion avec FCA. Lors de l'assemblée générale, qui s'est tenue le jeudi 25 Juin 2020, les actionnaires ont voté à plus de 99 % en faveur de quatre résolutions marquant leur soutien au principe et au schéma de ce mariage qui doit donner naissance au quatrième groupe automobile mondial en volumes et au troisième en chiffre d'affaires, avec 167 milliards d'euros, derrière Toyota et Volkswagen.  

 

Ils ont notamment approuvé les conventions réglementées par lesquelles les trois grands actionnaires de PSA (famille Peugeot, Bpifrance et DongFeng) s'engagent à soutenir la fusion avec FCA selon son schéma initial. Des doutes avaient été émis ces dernières semaines sur l'équilibre du montage financier qui prévoit un mariage entre égaux. PSA et FCA planifient de boucler leur union d'ici à la fin du premier trimestre 2021. Une fois finalisée, elle devra être formellement approuvée, lors d'une assemblée générale extraordinaire des actionnaires .

 

La Commission européenne a annoncé récemment l'ouverture d'une enquête approfondie sur cette opération, craignant qu'elle nuise à la concurrence sur le marché des véhicules utilitaires. "Les choses sont en train de progresser exactement comme cela a été prévu par nos équipes. Le planning est strictement respecté", a déclaré le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, qui a longuement expliqué et vanté les mérites de l'opération, notamment pour amortir les coûts des innovations technologiques, comme l'électrification, qui bouleversent le secteur.

 

Dans les années à venir, "ce qui va être déterminant c'est notre capacité à réduire nos coûts, fournir une mobilité à la fois propre, abordable et rémunératrice pour qu'on puisse continuer à investir dans notre avenir. La fusion PSA-FCA a un rôle majeur à jouer dans cette direction", a-t-il argumenté, faisant valoir notamment les 3,7 milliards d'euros de synergies prévues. "Les constructeurs automobiles vont devoir s'adapter" aux exigences d'une mobilité propre imposées par nos sociétés. "Nous arrivons à un point où la taille a son importance pour diluer les dépenses d'investissements", a-t-il dit.

 

"Nous sommes engagés dans l'exécution de l'accord approuvé" qui engage les deux groupes, a cependant réaffirmé Carlos Tavares, soulignant qu'il ne s'agissait "pas d'une fusion purement financière" et que ses bienfaits devaient par conséquent s'apprécier "sur une durée longue" : si on projette les 3,7 milliards d'euros de synergies annuelles sur 10 ou 20 ans, "la création de valeur est énormissime".

 

L'équilibre de l'accord "a été longuement travaillé", il est "assez fin, assez pertinent" et "le moment n'est pas venu en pleine période de reconstruction post-Covid d'évoquer cette question", a ajouté le patron de PSA, sans exclure que cet équilibre puisse tout de même être revu : "S'il devait y avoir d'autres événements, ils seront décidés par les boards" des deux entreprises. Le président du conseil de surveillance de PSA, Louis Gallois, a pour sa part affirmé "l'alignement du conseil de surveillance sur l'intérêt stratégique de cette opération, qui ne peut pas se juger sur une ou deux années". (avec AFP)


 

Ajouter un commentaire
 
Pour laisser un commentaire,  
 Inscrivez vous 
Plus d'articles
Hyundai : le pari payant de l'électrification

Le constructeur a connu depuis le déconfinement un volume d'activité qualifié d’extraordinaire. La conséquence d'une stratégie décidée pendant la crise : miser plus que jamais sur ses modèles

Carlos Gomes à la direction générale de BYmyCAR

Le groupe BYmyCAR ouvre pour la première fois de son histoire son capital au management et accueille à cette occasion un nouvel homme fort, Carlos Gomes, qui en devient directeur général.

Daimler souhaite vendre l'usine d'Hambach

Le groupe allemand, qui fabrique des Smart depuis 1998 en Moselle, vient d'annoncer son intention de vendre le site d'Hambach. Cette usine devait pourtant produire des modèles électriques de Mercedes.

Ivan Segal, Renault :

En juin 2020, le groupe Renault a gagné 1,5 point de part de marché avec 71 612 immatriculations, en hausse de 6,5 %. Les marques Renault et Dacia profitent pleinement de la prime à la conversion qui pèse

PSA Retail ferme 11 sites sur sa plaque parisienne

La filiale de distribution du groupe PSA annonce une réorganisation de sa présence en région parisienne. 11 sites seront fermés et les salariés redéployés dans les 25 succursales en périphérie

Peugeot condamné en Autriche pour abus de position dominante

Le tribunal des ententes de Vienne a condamné Peugeot pour abus de position dominante et restriction de la liberté de prix, face à un concessionnaire de la marque. Le constructeur devrait faire appel

 
Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page