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Nissan pourrait supprimer 10 000 postes

Nissan devrait annoncer la suppression de 10 000 postes.

Nissan pourrait supprimer 10 000 postes

Alors que les résultats financiers du premier trimestre (avril/juin 2019) de son nouvel exercice devraient être mauvais, le japonais s'apprêterait à annoncer la suppression de 7 % de ses effectifs.

 

"Il faudrait être sourd ou aveugle pour ne pas comprendre que le redressement de Nissan est un sujet prioritaire", avait lâché Jean-Dominique Senard, le patron de Renault et de l'Alliance, dans un entretien en juin dernier. Les résultats financiers de l'exercice 2018/2019 n'étaient déjà pas bons, avec un bénéfice net en chute de 57 %, et ceux du premier semestre de l'exercice actuel (avril/juin 2019) s'annoncent encore plus mauvais avec l'effondrement attendu de 90 % du bénéfice d'exploitation.

 

Nissan doit détailler son bilan trimestriel demain, jeudi 25 juillet 2019, mais aussi dévoiler, selon les médias japonais, un plan de redressement qui pourrait conduire à la suppression de 7 % des effectifs, soit 10 000 postes de moins sur les 139 000 que compte Nissan. "Nous ne commentons pas les spéculations", a réagi une porte-parole de Nissan.

 

Le patron de Nissan avait prévenu au printemps dernier : les réformes seront douloureuses, et le groupe n'a pas d'autre choix, acculé selon lui par la stratégie d'expansion à marche forcée menée par Carlos Ghosn. Aux 4 800 postes déjà évoqués en mai, au moins 5 200 emplois additionnels sont dans le viseur. Les réductions pourraient concerner des sites en Amérique du Sud et dans d'autres régions où la rentabilité de Nissan est faible, affirme l'agence de presse nippone Kyodo.

 

Hiroto Saikawa, qui s'était distingué par son zèle à sabrer les coûts sous l'aile de Carlos Ghosn au tournant des années 2000, quand Nissan se trouvait au bord de la faillite, ressort donc la même méthode. "C'est une réponse appropriée à des ventes moroses", a commenté froidement auprès de l'AFP Janet Lewis, spécialiste du secteur chez Macquarie Capital Securities. "Les constructeurs automobiles sont en petite forme, et certains doivent réduire leur production", dit-elle, prenant en exemple les américains Ford et General Motors.

 

Pour Nissan, "une restructuration de grande échelle de l'ensemble de la compagnie, et pas seulement des usines, est inévitable", abonde Tatsuo Yoshida, analyste automobile chez Sawakami Asset Management. Le groupe, poursuit-il, se trouve en "surcapacité" en raison des ambitions passées de Carlos Ghosn, obnubilé par la première place mondiale. Mais, dans un contexte difficile pour l'industrie, Nissan semble aujourd'hui à bout de souffle.

 

"Il n'y a pas de formule magique pour ressusciter Nissan", mais il faut un "leadership solide" et ce n'est pas le cas de Hiroto Saikawa, qui reste à la direction faute d'autres candidats potentiels, selon l'expert de Sawakami Asset Management. Contesté par les actionnaires et peu soutenu en interne du fait de son ancienne proximité avec Carlos Ghosn, il risque "de ne pas tenir longtemps", pronostique Tatsuo Yoshida. Et "Nissan doit améliorer sans tarder la situation si le groupe veut maintenir ou renforcer sa position" dans une alliance aux bords de la rupture. (avec AFP).

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