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[CES 2019] Toyota captive avec son Guardian

Le Guardian de Toyota, présenté au CES de Las Vegas, dispose de fonctionnalités d'automatisation de niveau deux.

[CES 2019] Toyota captive avec son Guardian

Le constructeur a présenté, ce 7 janvier 2019, le Guardian, l'avancement d'un travail de deux ans portant sur une automatisation partielle de la conduite, sous forme de robot d'assistance. Un ange gardien que Toyota veut proposer ensuite à l'ensemble de l'industrie.

 

Parfois, les chantiers les plus ambitieux arrivent à leur terme. Toyota peut se targuer d'avoir mener le sien au bout. Ce 7 janvier 2019, le constructeur est parvenu à créer la surprise durant sa conférence de presse, en dévoilant le Guardian, un système d'assistance à la conduite d'un genre nouveau qu'il entend déployer dans sa gamme mais qu'il souhaite aussi proposer à l'ensemble de l'industrie. Gill Pratt, le patron de Toyota Research Institute, le maître d'œuvre en a tout du moins exprimé le vœu, au terme de sa prise de parole.

 

Souvenez-vous, nous sommes à l'édition 2017 du CES de Las Vegas, Gill Pratt présente le Concept i, un véhicule futuriste qui a pour particularité d'imaginer l'intégration d'une intelligence artificielle dont le rôle serait d'accompagner au quotidien le conducteur lors de ces trajets. Le Guardian résulte de cette idée. Dans les faits, le système dispose de fonctionnalités d'automatisation de la conduite de niveau deux, à savoir qu'il peut agir sur l'angle du volant et la vitesse de déplacement. Ainsi, lorsqu'il va détecter l'imminence d'un danger, il va prendre l'initiative d'amorcer un mouvement à la place du conducteur afin de le protéger. Illustration faite sur piste d'essai quand le Guardian accélère subitement au moment un véhicule circulant sur la voie d'à côté commence à se rapprocher et à risquer d'heurter la poupe.

 

Comme Gill Pratt en atteste, par cette innovation, "Toyota va proposer un véritable niveau 2+ d'automatisation de la conduite". Le conducteur ne sort pas de la boucle de responsabilité, mais il est suppléé au besoin par la machine, qui ne requiert que le bagage technologique habituel et une élaboration d'intelligence artificielle. Le président du Toyota Research Institute estime pouvoir sauver de nombreuses vies par ce moyen, d'où sa volonté de faire profiter de son avancée ses concurrents directs et indirects. Ce qui permettra, soulignons-le d'amortir des frais de structure de R&D lourds par une monétisation des innovations.

 

Chauffeur continue la recherche

 

Chez un des équipementiers allemands présents au CES, on salue volontiers la performance de Toyota. Elle ouvre de nouveaux champs d'exploration, entrevoit un cadre. A titre d'exemple, les ingénieurs pourraient concevoir d'autres stratégies de sécurisation des occupants. De quelle manière ? Comme les systèmes "pre-safe" préparent le véhicule et ses passagers à l'impact inévitable, le véhicule enrichi du Guardian aurait la capacité de modifier très légèrement l'angle d'impact en fonction de l'emplacement de personnes à bord. Il déciderait, en cas de collision frontale par exemple, de "viser" le point d'impact avec le côté passager, si celui-ci est libre. A méditer.

 

Le Guardian s'inscrit dans un programme plus large, le P4. Celui-ci comprend également la fonction Chauffeur, soit la délégation de conduite que le Toyota Research Institute continue de mettre au point. Dans ce cas de figure, le constructeur "privilégie une conduite entièrement autonome, où le facteur humain est pour l’essentiel absent de l’équation, soit dans tous les environnements, soit dans des zones définies", expose Ryan Eustice, Senior Vice President de la conduite automatisée au TRI. En constante amélioration, le P4 profite, cette fois, des dernières avancées de la Lexus LH. Pour les passagers, cela se traduit par une meilleure maitrise des mouvements du châssis. Ce qui contibue à des compprtements de conduite plus naturelle.

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