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BMW s'accorde sur le Brexit

60 % des pièces qui alimentent les usines du groupe BMW au Royaume-Uni arrivent du continent.

BMW s'accorde sur le Brexit

Si le Brexit devait faire naître des perturbations dans l'approvisionnement des usines, le constructeur pourrait envisager de produire ailleurs. Une déclaration démentie depuis, mais témoignant de la tension sur le sujet.

 

Les nuages commencent à être épais et noirs au-dessus de Londres. Après Siemens et Airbus – pour ne parler que des derniers à être montés au créneau –, le groupe BMW vient également d'annoncer clairement qu'un Brexit dur pourrait changer les plans pour ses usines sur le sol britannique.

 

"Nous avons toujours dit que nous pouvions faire de notre mieux et tout préparer mais si, en fin de compte, la logistique s’arrête à la frontière, alors nous ne pourrons pas produire au Royaume-Uni", a déclaré Stephan Freismuth, en charge des douanes chez BMW, dans le Financial Time du 25 juin. "Une interruption d’une journée coûte beaucoup d’argent et si le nombre des interruptions augmente, notre direction devra s’employer à trouver une solution", a poursuivi Stephan Freismuth. Il faut dire que les potentiels ennuis sont nombreux car 90 % des pièces utilisées dans les usines britanniques du constructeur allemand proviennent d’Europe continentale.

 

Cela étant, il semble que le responsable qui s'est confié au FT soit allé un peu loin. En effet, un porte-parole de la marque dans le pays a déclaré que BMW n’envisageait pas un transfert de sa production hors du Royaume-Uni en raison des incertitudes liées au Brexit. A la question de savoir si le constructeur automobile allemand "réfléchissait activement" à une délocalisation de sa production, Ian Robertson, ancien membre du directoire et représentant spécial du groupe en Grande-Bretagne, a répondu : "Non, ce n’est pas le cas." "Nous sommes engagés dans nos opérations au Royaume-Uni, notre main-d'œuvre est ici", a-t-il ajouté, en réponse à une question d’un journaliste lors d’une conférence.

 

Les usines Mini (Oxford, Hams Hall et Swindon, 6 300 emplois directs) et Rolls-Royce seraient donc menacées. Rappelons qu'en 2017, l'usine Mini d'Oxford a produit 378 000 Mini et que 60 % d'entre elles ont été exportées. Une mise en garde à peine voilée que le SMMT, le CCFA local, prend au sérieux en rappelant que le chiffre d'affaires du secteur automobile a représenté 82 milliards de livres en 2017.

 

BMW n'est pas le premier (Nissan, Honda, Toyota...) et ne sera pas le dernier à alerter sur les éventuelles conséquences du processus actuel. Airbus, qui pèse environ 15 000 emplois dans le pays, a également mis en garde sur les conséquences de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, déclarant qu’un Brexit sans accord sur le commerce futur l’obligerait à reconsidérer sa position à long terme dans le pays. (avec Reuters)

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