Les pièces de la discorde
bonhomme, de son éternel "pas vu, pas pris", un brin espiègle et cherchant l'assentiment de ceux qui trouvent un billet de 500 et ne vont pas s'en vanter. A tort. D'abord parce que les prix que font les constructeurs automobiles s'appuient sur un règlement légal, qui plus est, fondamental aux yeux de tous ceux que la liberté intellectuelle, la création, l'art interpellent et animent de feux sacrés généreux. Les constructeurs s'appuyant sur la réglementation de la protection des dessins et des modèles des pièces de rechange, spécifique à notre pays et leur accordant le monopole sur les parties visibles du véhicule. Le hic en l'occurrence vient du fait que la position monopolistique est bannie par la Commission européenne, cette même commission que les constructeurs appellent à leurs secours quand la concurrence asiatique se fait pressante. Le deuxième hic consiste en la très mauvaise image que donnent des augmentations sans retenue en pleine période de défense du pouvoir d'achat. Le troisième est plus politique : l'exception française, même légale, risque d'indisposer un gouvernement qui a déjà bien louvoyé avec Bruxelles et qui se serait bien abstenu d'une telle polémique au moment de prendre la présidence de l'Union européenne. Osons le dire : ce qui est légal n'est pas toujours politique ni même, à terme, rentable…
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