Nissan dévoile sa Pixo électrique

Dans la famille des voitures électriques du segment A, Nissan dévoile sa carte Pixo. La marque japonaise a présenté, jeudi 24 septembre 2026, la version définitive de sa prochaine citadine. Un modèle qui partage la base technique des Renault Twingo et Dacia Spring.
Il s'agissait pour le moment de montrer la philosophie du produit et la manière dont les designers de la marque nipponne ont réinterprété l'apparence de la voiture et l'aménagement de l'habitacle. Dans la limite de ce qu'il était possible de faire, il en résulte surtout une caisse plus ramassée, plus "sérieuse", de l'avis des coteurs qui ont pu l'approcher, et ce malgré le jeu fantaisiste des pixels en façade.
À l'intérieur, Nissan garde l'essentiel de ce qui compose la Twingo. La voiture profite notamment de la banquette arrière coulissante, contrairement à la Dacia Spring. La planche de bord a quant à elle profité de quelques coups de crayons pour retrouver plus de sobriété et de cohérence à l'œil.
Gemini et un chargeur rapide en exclusivité
La Pixo reprend de nombreux éléments de la française lancée plus tôt cette année, mais l'empreinte au sol de la voiture s'agrandit. Elle atteint 3 796 mm de long (+7 mm par rapport à la Twingo) sur 1 790 mm de large (+70 mm). Idem pour la hauteur : la Nissan Pixo est donnée à 1 512 mm contre 1 491 mm pour la Renault. À empattement pour ainsi dire égal (2 492 mm), le rayon de braquage se dégrade à 9,90 m chez Nissan, contre 9,87 m pour la Renault.
L'argumentaire de la citadine nippone reposera principalement sur la dotation. De série, elle ajoute des équipements à ce jour absents de la Renault ou en option. Parmi les plus notables peuvent être cités la disponibilité de l'intelligence artificielle Gemini de Google, la reconnaissance faciale pour automatiser la reconfiguration du poste de conduite et des Adas et enfin le chargeur rapide 50 kW. La Pixo devrait être commercialisée sur la base de trois niveaux de finition avec peu d'options. Les tarifs seront communiqués en décembre 2026 à l'ouverture des commandes.
Quelle place sur l'échiquier ?
La déclinaison proposée par Nissan ne devrait pas dépasser les 20 000 euros pour faire pratiquement jeu égal avec les Renault Twingo et Dacia Spring. En prenant en compte les aides à l'achat de voitures électriques qui feront encore tomber les tarifs de cette représentante du segment A.
La précédente Pixo, dont le châssis provenait alors de la Suzuki Alto, avait connu une carrière de six ans, achevée en 2014 avec un total avoisinant à peine 78 000 immatriculations en Europe. Cette seconde mouture peut-elle nourrir de grandes ambitions avec son moteur de 60 kW (82 ch) et son autonomie inférieure à 260 km ? Le créneau paraît bien serré, ne serait-ce qu'à l'échelle du groupe, entre la Twingo et la Spring installées.
Certes, au Royaume-Uni, Nissan jouit d'une notoriété forte et la Pixo trouvera son public si les marques chinoises ne lui dament pas le pion. En Europe continentale, la tâche sera bien plus ardue. Entre le capital sympathie de la Twingo et la compétitivité tarifaire de ses rivales ou encore la prochaine "A électrique" de Suzuki attendue pour 2027, Nissan pourrait voir son petit avantage "prix-équipements" fondre rapidement. Les premiers essais dynamiques, programmés en janvier prochain, nous diront si elle cache d'autres atouts sous la pédale.
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