La réforme des CEE est actée, les utilitaires produits en Europe raflent la mise

Entre 3 000 et 10 000 euros environ, voici les nouvelles primes CEE qui seront accordées aux professionnels se procurant des véhicules utilitaires légers électriques à compter du 1er juin 2026. Ces certificats d’économies d’énergie ne seront plus calculés en fonction de la taille de l’entreprise ou de la collectivité locale acheteuse, mais en fonction du poids des véhicules et de leur lieu de fabrication.
Cette réforme, promise depuis plusieurs semaines par le gouvernement, a été officialisée par la publication d’un arrêté le 19 mai 2026 au Journal officiel. Avec quelques modifications par rapport au projet de texte qui avait été soumis à la consultation.
Coefficients multiplicateurs
Si les trois catégories de poids sont celles attendues – moins de 1,55 tonne, entre 1,55 et moins de 2 tonnes, plus de 2 tonnes –, un coefficient multiplicateur a été modifié. Pour la catégorie intermédiaire, celle des VUL entre 1,55 et 2 tonnes, il a été porté à six, contre cinq dans un premier temps. Ce coefficient reste en revanche de trois pour la première catégorie et de sept pour la dernière.
Cela nous donne donc des primes CEE qui débutent aux alentours de 3 000 euros pour les VUL de moins de 3,5 tonnes, en prenant un kWh Cumac à 8,50 euros. Elles grimpent à 6 400 euros environ pour les VUL entre 1,55 et 2 tonnes et dépassent légèrement les 10 000 euros pour les utilitaires dépassant les 2 tonnes.
Production européenne
Tous les véhicules électriques du marché ne pourront bénéficier de ces coefficients multiplicateurs. Il faudra pour cela qu’ils soient produits dans l’Espace économique européen, soit les 27 pays de l’Union européenne, plus trois pays de l’Association européenne de libre-échange (AELE) que sont l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège.
La condition est que le site de fabrication est celui où est réalisé l’assemblage du véhicule, en particulier la réalisation de l’étape d’assemblage de la caisse en blanc.
Ainsi, les modèles venant de Corée du Sud, comme le Kia PV5, de Chine, cas de la gamme Maxus, ou même de Turquie (Ford Transit Custom, Volkswagen Transporter électriques notamment) devront se contenter de primes CEE sans coefficient multiplicateur.
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