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Bump a plus que doublé sa croissance en 2025

Publié le 29 janvier 2026

Par Jean-Baptiste Kapela
5 min de lecture
Bump signe une année 2025 record, portée par une croissance soutenue de son chiffre d’affaires et une montée en puissance de ses activités sur les flottes et les poids lourds électriques. En 2026, l’opérateur prévoit de poursuivre cette trajectoire avec un objectif de 23 000 bornes opérées et une activité déjà sécurisée à hauteur de 70 %.
Bump
Bump a multiplié par 2,5 son chiffre d'affaires en 2025 par rapport à 2024. ©Bump

Dans un secteur aussi concurrentiel que celui de la recharge, réaliser de bonnes performances peut être compliqué. Pourtant, Bump affiche un bilan plus que positif en 2025, supérieur aux objectifs annuels qu’il s’était fixés.

 

En effet, le spécialiste de la recharge électrique des véhicules lourds et des flottes d’entreprises a multiplié par 2,5 son chiffre d'affaires par rapport à 2024.

 

Une belle performance qui permet à l’entreprise, créée en 2021, d’agrandir son équipe de 100 collaborateurs avec l’arrivée de 35 salariés répartis sur quatre sites, à Paris, Bordeaux, Lyon et Marseille, ouverts en début d’année 2025.

 

En matière de déploiement, Bump a installé ou repris la supervision de plus de 6 500 bornes en 2025. Ainsi, l’entreprise opère à ce jour plus de 15 000 bornes de recharge sur le segment des flottes et des poids lourds.

 

Pour rappel, l’entreprise propose de multiples services, de l’installation de la borne à la carte de recharge, ce qui lui permet de comptabiliser trois millions de transactions de sessions de recharge par an.

 

L’opérateur de bornes propose également une carte de recharge pour les salariés en itinérance ainsi qu’un câble de recharge connecté ou une borne spécifique pour la recharge au domicile des salariés.

 

Une spécificité BtoB

 

Si Bump se permet d’afficher une telle croissance, c’est qu’il a très tôt cherché à se spécialiser. "Notre ADN profond reste le BtoB. Contrairement à d'autres acteurs de la recharge qui multiplient les marchés différents, nous avons fait le choix de rester dans la sphère professionnelle, avec la maîtrise des coûts et la qualité de service", souligne François Oudot, fondateur et directeur général de Bump.

 

"C’est ce qui change par rapport à certains de nos concurrents qui vont faire à la fois de la copropriété, du BtoB, voire du syndicat d'énergie, du déploiement sur de la voirie publique ou même des hôtels", ajoute-t-il.

 

Cette spécificité a permis à Bump de remporter des contrats avec des entreprises du CAC 40, de Bureau Veritas à Nestlé en passant par Assystem. L’opérateur compte ainsi plus de 150 entreprises dans son portefeuille clients. Une activité flotte d’entreprise qui a fortement évolué depuis sa création et qui implique une grande capacité d’adaptation.

 

"Quand nous avons lancé Bump en 2021, les bornes les plus puissantes atteignaient les 120 kW. Aujourd'hui, certaines approchent le mégawatt. À l’époque, les véhicules se rechargeaient à une puissance moyenne de 60 kW. Aujourd’hui, certains se rechargent à 200 kW de puissance moyenne… ça pose le décor", souligne François Oudot.

 

Le TCO des VE dans le viseur

 

Pour l’historique, au démarrage de son activité, Bump axait son développement sur les véhicules utilitaires du dernier kilomètre. "Nous avons répondu à la contrainte de l'électrification des entreprises en deux phases. Dans un premier temps, par le biais des VU du dernier kilomètre, puis des flottes de voitures particulières avec les problématiques opérationnelles que cela pouvait poser. Aujourd’hui, nous en amorçons une nouvelle : celle du TCO", estime François Oudot.

 

Pour cela, Bump souhaite réaliser un travail d’optimisation sur le mix de recharge, entre le domicile, le site de l’entreprise et l’itinérance.

 

 

"Le TCO, si vous enlevez les subventions au sens large, le véhicule électrique coûte plus cher qu’un modèle thermique, constate le directeur général. Aujourd’hui, notamment par le biais du travail que nous avons réalisé avec certains de nos clients comme Socotec, nous sommes parvenus à rendre le coût d’un VE plus avantageux que celui d’un modèle essence ou diesel, en dehors de toutes subventions étatiques."

 

D’après François Oudot, ce travail permettrait de réduire jusqu’à 30 % le coût énergétique d’une entreprise dont la flotte serait majoritairement composée de véhicules électriques.

 

Une orientation sur les poids lourds prometteuse

 

Initialement, Bump a démarré son activité par les flottes d’entreprise. Mais l’opérateur a pris la décision d’ouvrir son horizon en s’orientant également vers le segment des poids lourds électriques, encore en friche dans le domaine de l’opérabilité des bornes.

 

Bump a ainsi commencé à travailler avec des PME à l’image de Transport Bangeon, DHL et Nicollin. Un secteur encore plus de niche qui lui a permis d’installer plus de 400 bornes de recharge ultrarapides dédiées aux poids lourds.

 

 

"Il s’agit du secteur d’activité qui connaît la plus forte progression pour Bump. C’est simple : en 2024, il devait représenter 2 % à 3 % de notre chiffre d’affaires. En 2025, cette part avoisine les 15 %. Nous ne sommes pas loin d’une multiplication par dix", s’enthousiasme François Oudot.

 

Une dynamique qui va se poursuivre en 2026

 

Actuellement, Bump n’a pas encore atteint la rentabilité, mais son fondateur assure qu’il "n’en est pas loin". "Il s’agit d’un sujet que nous avons dans le viseur", ajoute-t-il.

 

La dernière levée de fonds de l’opérateur, de 180 millions d’euros, remonte à 2022. Une enveloppe encore loin d’être entièrement écoulée. "En 2025, nous avons financé entre cinq et six millions d’euros de bornes pour les entreprises. En tout, depuis notre création, nous avons dû dépenser une trentaine de millions d’euros dans le financement de bornes."

 

"Actuellement, nous n’avons pas besoin d'argent. Aujourd’hui, la perspective, c'est de continuer la croissance, de faire du développement externe par le biais d’acquisitions et, au moment opportun, d'aller vers l'international", détaille le directeur général de Bump.

 

Pour 2026, le groupe ambitionne d’atteindre les 23 000 bornes opérées. L’opérateur assure avoir déjà sécurisé près de 70 % de son chiffre d’affaires 2026, soit le double de celui de 2025. Une croissance qui va de pair avec celle de l’électrification des flottes.

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