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Constructeurs

Urbanisation sans concessions

Publié le 13 janvier 2006

Par David Paques
8 min de lecture
Les politiques d'urbanisme et de spéculation immobilière viennent à bout des investisseurs automobiles les plus avisés. A Paris, les showrooms s'effacent peu à peu au profit d'immeubles et de bureaux, beaucoup plus rentables que les activités de l'automobile qui s'installent progressivement...
Les politiques d'urbanisme et de spéculation immobilière viennent à bout des investisseurs automobiles les plus avisés. A Paris, les showrooms s'effacent peu à peu au profit d'immeubles et de bureaux, beaucoup plus rentables que les activités de l'automobile qui s'installent progressivement...
Les politiques d'urbanisme et de spéculation immobilière viennent à bout des investisseurs automobiles les plus avisés. A Paris, les showrooms s'effacent peu à peu au profit d'immeubles et de bureaux, beaucoup plus rentables que les activités de l'automobile qui s'installent progressivement...
...en banlieue. Le phénomène se généralise peu à peu aux grandes villes et force distributeurs et constructeurs à composer avec cette nouvelle donne immobilière. Est-il préférable d'acheter ou de louer ? La question peut paraître simpliste, mais elle a le mérite de susciter le dialogue. Dans une conjoncture immobilière qui fait la part belle aux propriétaires, chacun pourrait en effet s'empresser de prôner l'investissement. La donne intègre pourtant bien d'autres aspects. Les contrées françaises ne sont, à ce sujet, pas logées à la même enseigne que les avenues parisiennes. Par ailleurs, les filiales et les distributeurs ne disposent pas des mêmes moyens financiers. En réalité, bien difficile aujourd'hui de faire une généralité sur le sujet. "Que ce soit à Paris ou en province, les entreprises ont tout intérêt à acheter", ose pourtant Annabelle Joyaux, conseillère en immobilier d'entreprise chez Michel Marx expertises. "La principale raison est que les taux d'intérêt n'ont jamais été si bas. L'OAT* est, par exemple, à 3,40 %. Alors, évidemment, les prix sont assez élevés, mais avec des taux comme ceux-là, l'intérêt des entreprises est clairement d'investir", poursuit ainsi Annabelle Joyaux. Malgré l'escalade économique du secteur, l'heure serait-elle donc à l'opportunisme ? De concert, les professionnels de l'automobile s'entendront sans doute pour répondre par la négative. "Nous n'avons pas besoin de pousser nos distributeurs à acheter. Ils savent où est leur intérêt. Faut-il encore pouvoir le faire", explique Didier Gambart, chef du département développement réseau Toyota. "En ville, les surfaces dédiées à l'automobile ne sont pas très nombreuses. Qui plus est aujourd'hui, les municipalités cherchent à faire sortir les structures automobiles de la ville, contrairement à autrefois. De ce fait, il n'y a que très peu de locaux spécifiques sur le marché", poursuit Didier Gambart. Conséquence : les concessions se font rares en ville. Et celles qui restent doivent faire face à des loyers ou des investissemen[...]

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