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Constructeurs

Portrait d'Elisabeth Young, présidente d’Asie Auto. Portrait chinois

Publié le 21 juillet 2006

Par Alexandre Guillet
9 min de lecture
Landwind : une attraction qui déchaîne les passions et qui s'annonce comme la saga des mois à venir. Derrière cette aventure, Elisabeth Young. Une femme qui a fait toute sa carrière dans l'automobile pour se muer aujourd'hui en pionnière. Portrait en fresque d'une femme de tête qui assume...
...son identité féminine dans la plénitude de son charme. Dans l'industrie automobile, c'est l'une des grandes aventures du moment. Une aventure au sens propre, de celles qui se vivent rarement. Avec de douces effluves exotiques, l'attrait de peur mêlé face à l'inconnu, des ponts à construire sur l'abîme pour joindre deux rives culturelles éloignées. Un pont en bois pour faciliter la confiance et la compréhension et agrémenter d'une dimension humaine le gigantesque pont en béton armé du flux des échanges. Une aventure pour une… aventurière ! Elisabeth Young préside en effet aux destinées d'Asie Auto qui va importer la première voiture chinoise en France, en l'occurrence le Landwind. Un véhicule d'ores et déjà mythifié. Plusieurs voix se sont élevées pour jeter un haro sur ce 4x4, symbole de l'invasion chinoise, de concurrence déloyale, de coupable écharde dans le sacro-saint principe de qualité… Tout un fatras de peurs, de poncifs populaires, de représentations inconscientes… L'épisode du crash test allemand et son relais médiatique hémorragique illustrent parfaitement ces spasmes angoissés. A l'inverse, d'autres estiment, mi-curieux mi-fatalistes, que l'arrivée du Landwind s'inscrit dans une logique algébrique et qu'elle peut même représenter une opportunité, à l'aune du dieu-repère du rapport qualité-prix. Refusant de ferrailler dans le bestiaire des éphémères polémiques marginales, Elisabeth Young se veut apaisante et prometteuse : "Les chinois savent faire des produits de qualité et il n'est guère fécond de leur reprocher leur compétitivité actuelle sur les coûts de production. Il y a un formidable élan en Chine, symbolisé par les objectifs fixés par le gouvernement sur les performances à l'exportation pour les années à venir, et c'est très motivant". Et d'ajouter sur un mode très pragmatique : "Ils ont surtout des progrès à accomplir dans le domaine de l'identification des goûts et des besoins de la clientèle européenne". Dans cette optique, le lancement du Landwind sera un véritable test, miniature mais ô combien signifiant. Le Mondial sera son écrin de présentation pour le grand [...]

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