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Constructeurs

L’heure du multimarquisme a sonné

Publié le 31 mars 2006

Par Tanguy Merrien
12 min de lecture
Avec la disparition de la clause de localisation en octobre dernier, on aurait pu craindre certains bouleversements dans les réseaux. Au lieu de cela, ces derniers sont plus stables que jamais. L'heure est désormais venue de se consacrer à l'après-vente et aux services. Toutefois, les marques...
...n'ont jamais été aussi nombreuses et les distributeurs si désireux de se lancer dans de nouvelles aventures. Qu'elle est loin l'époque où nous assistions aux départs à grande échelle des opérateurs. En 2001, nous déplorions 261 départs, 93 l'année suivante et 166 autres en 2003. La mise en place du nouveau règlement européen était passée par là. Mais l'an passé, nous constations pour l'année 2004 que 104 opérateurs étaient venus grossir les rangs des différents réseaux. Ce constat prévaut une fois de plus pour 2005 qui affiche un solde positif de 91 nouveaux investisseurs (186 nouveaux opérateurs pour 95 sortants), ce qui est plutôt rassurant pour les concessionnaires et l'ensemble de la profession. Toutefois et paradoxalement, les nominations n'ont pas été aussi nombreuses qu'il n'y paraît pour les réseaux français et les importateurs historiques. Ces réseaux préfèrent faire appel aux investisseurs en place pour développer de nouveaux points de vente si nécessaire ou demandent à ces mêmes opérateurs de reprendre l'activité d'un confrère dont l'activité serait en péril. Mais ces réseaux sont aujourd'hui passés à autre chose. Développer les services Après les années de troubles provoquées par la mise en place du nouveau règlement européen, les distributeurs peuvent voir l'avenir plus sereinement et consacrer les années futures à développer les services. C'est d'ailleurs la volonté de nombreux dirigeants. Lors du Salon de Genève (JA n°953) , François le Clec'h, directeur de Mercedes Car Group nous confiait "que le réseau doit désormais se consacrer à la satisfaction client". Objectif identique pour Thierry Lespiaucq, directeur de la marque Volkswagen, qui demande "aux distributeurs d'insister sur la qualité de service, la satisfaction clientèle et sur la compétence diagnostic. Le réseau doit également réorganiser ses forces de vente et apprendre à être mieux structuré." Même son de cloche pour Michel Gardel, vice-président directeur général de Toyota France pour qui "le plus important est d'obtenir la meilleure satisfaction client possible." Les concessionnaires de France savent désormais à quoi s'atteler… Les petites marques font l'actualité des réseaux En attendant, ce sont les marques les plus récemment arrivées dans notre paysage automobile qui se sont révélées les plus actives dans le recrutement de nouveaux opérateurs. Au premier rang desquelles Kia (+ 21), Hyundai (+ 21), Chevrolet (+ 14) et Suzuki (+ 10). Au final, les 32 réseaux répertoriés en 2005 totalisent 3 068 investisseurs, un chiffre proche de celui de l'exercice précédent (2 987). Un chiffre qu'il faut toutefois manier avec prudence en prenant en compte les nombreux investisseurs intragroupes (groupe Ford, groupe Volkswagen, Renault-Nissan…) mais également les distributeurs qui ont choisi de se lancer dans le multimarquisme à outrance. Ains[...]

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