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Constructeurs

Les surprises de l’infiniment petit

Publié le 13 février 2004

Par Alexandre Guillet
9 min de lecture
La manipulation de la matière au niveau de ses atomes ne relève plus, depuis une dizaine d'années, du domaine de la science-fiction. Il est désormais possible de modifier les fonctionnalités de certains éléments en leur ajoutant des agrégats d'atomes. Avec circonspection, l'industrie automobile...
La manipulation de la matière au niveau de ses atomes ne relève plus, depuis une dizaine d'années, du domaine de la science-fiction. Il est désormais possible de modifier les fonctionnalités de certains éléments en leur ajoutant des agrégats d'atomes. Avec circonspection, l'industrie automobile...
La manipulation de la matière au niveau de ses atomes ne relève plus, depuis une dizaine d'années, du domaine de la science-fiction. Il est désormais possible de modifier les fonctionnalités de certains éléments en leur ajoutant des agrégats d'atomes. Avec circonspection, l'industrie automobile...
...commence à se pencher sur les propriétés extraordinaires de ces nanomatériaux. Sans cesse en quête de nouveautés, l'industrie automobile a l'art de déployer des antennes pour découvrir de nouvelles technologies susceptibles de la servir. Il faut dire qu'elle est confrontée à de nombreuses problématiques que les solutions classiques peinent à résoudre : nécessaire allégement des véhicules, réduction impérative de la consommation et des émissions polluantes ou encore recherche perpétuelle de nouvelles fonctionnalités en sont quelques-unes. Le développement de la recherche sur les nanomatériaux n'a donc forcément pas laissé les constructeurs de marbre, surtout face aux innombrables possibilités que ces découvertes laissaient entrevoir. Toutefois, entre la recherche fondamentale et la réalité industrielle, il y a un gouffre parfois difficile à franchir. C'est précisément ce sujet que les étudiants de l'Esirem (Ecole supérieure d'ingénieurs de recherche en électronique et en matériaux), à Dijon, ont souhaité mettre en avant cette année, au cours de leur colloque annuel intitulé "Nanomatériaux, une réalité industrielle". 1959 : Théorie de Richard Phillips Feynamn selon laquelle il serait possible de réorganiser les atomes. 1985 : Invention du microscope atomique 1989 : Pour la 1re fois, des chercheurs déplacent des atomes en manipulant 35 atomes de xénon La grandeur du minuscule Même si elle n'est pas une invention récente, la nanotechnologie, c'est-à-dire la possibilité de manipuler la matière au niveau de l'atome, n'a véritablement connu son essor que vers le milieu des années 80. En effet, jusqu'alors, même les microscopes électroniques les plus perfectionnés n'obtenaient encore que des images assez floues des atomes. Ce n'est donc qu'avec l'apparition du microscope à force atomique que les chercheurs ont pu réaliser une véritable topographie de la matière, en faisant apparaître les atomes, et surtout ont pu commencer à les manipuler. "C'est ce qui a représenté le facteur déclenchant de l'ère des nanomatériaux", explique Henri Van Damme, professeur à l'ESPCI (Ecole supérieure de physique et de chimie industrielle). Cette technique a en effet pe[...]

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