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Constructeurs

Les professionnels gagnent du terrain

Publié le 30 avril 2004

Par Tanguy Merrien
10 min de lecture
Les acteurs professionnels de la vente de VO, en l'occurrence les réseaux des constructeurs et les marchands indépendants ou en réseau, sont parvenus à dominer le marché au détriment de la vente entre particuliers. Leurs efforts dans les domaines de la qualité, de la compétitivité et de l'offre...
...de services annexes ont porté leurs fruits. Les professionnels sont parvenus à gagner la confiance du client final, ce qui était loin d'être le cas il y a quelques années. La professionnalisation de l'activité VO, aussi bien au sein des réseaux de constructeurs que chez les marchands, est un phénomène connu depuis quelques années. Cette structuration de la profession, dont le consommateur final est le premier bénéficiaire, semble s'effectuer de plus en plus rapidement. La raison apparaît aussi simple que logique. Lorsqu'un réseau ou un marchand devient véritablement compétitif et développe des méthodes performantes, ses concurrents se trouvent dans l'obligation économique de s'aligner. Aujourd'hui, la question ne fait plus débat, il est clair que les professionnels du secteur font de leur activité VO un centre de profit à part entière et ne la considèrent absolument plus comme un poids qu'il faut bien assumer. Une démarche qui était encore vraie il n'y a pas si longtemps. "La vraie différence qu'il existe entre la fin des années 90 et aujourd'hui, c'est qu'auparavant il fallait convaincre nos clients que l'achat de VO était important pour eux ; nous n'avons plus à faire cette démarche aujourd'hui. Rares sont les réseaux de distributeurs qui considèrent que l'achat de VO est inutile. Il y a maintenant une prise en compte du fait que l'activité doit avoir sa propre gestion comme une entité à part", estime Pascal Beaufour, P-dg de VO Optimum. Et pour cause. Aujourd'hui, la plupart des experts sont d'accord pour considérer que l'activité VO représente entre 25 et 30 % du chiffre d'affaires d'un distributeur. Il s'agit bien entendu de chiffres généraux. Une rentabilité qui peut être meilleure que sur le VN "Une activité VO saine doit dégager le même type de rentabilité que l'activité VN, en termes de pourcentage, poursuit Pascal Beaufour. Un distributeur doit pouvoir tirer une marge d'exploitation de 1 à 2 % sur son activité VO. Cela paraît relativement faible mais, au début des années 90, l'activité VO n'était pas rentable et perdait plutôt de l'argent." FOCUSChiffres clés 2003 Immatriculations VO : 5 321 618 Evolution 2003/2002 : - 2,6 % Rapport immats VO/immats VN : 2,6 VO le plus vendu : Renault Clio (412 434) Dans un contexte de guerre des prix et d'opérations promotionnelles quasi permanentes de la part des constructeurs, la rentabilité sur le VN pour le distributeur tend à s'amenuiser. Certains vont même jusqu'à estimer qu[...]

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