...Comment ça marche ?
D'une manière générale, un moteur thermique rejette cinq polluants : du gaz carbonique (CO2), du monoxyde de carbone (CO), des hydrocarbures (HC), des particules (PM) et de l'oxyde d'azote (NOx). Et contrairement aux idées reçues, les moteurs Diesel ne sont pas ceux qui rejettent le plus de "tout", même s'il faut reconnaître qu'ils ont quelques sérieux handicaps. Une mécanique Diesel émet environ 30 % de moins de gaz carbonique (CO2), 40 % de moins d'hydrocarbure (HC) et 3 fois moins de monoxyde de carbone (CO) que son équivalent en essence. En revanche, le Diesel est moins performant sur le NOx et les particules à cause d'une combustion moins homogène du carburant dans les chambres. Partant de ce postulat, les ingénieurs ont travaillé sur la réduction des émissions de ces deux gaz, notamment avec le recyclage de l'ensemble des gaz d'échappement. Il faut toutefois préciser que, déjà, l'oxyde d'azote (NOx) et les hydrocarbures (HC) ne rentrent plus en ligne de compte car ils sont traités grâce au pot catalytique conventionnel. Il faut également noter que l'oxyde d'azote (NOx) est traité sur les mécaniques essence avec des catalyseurs
0,004 C'est le poids en g/km des particules que rejette une 607 équipée du Fap.
0,002 C'est le poids, toujours en g/km, des particules que rejette une Toyota Avensis D-Cat |
"DéNOx" qui devraient également apparaître sur les motorisations Diesel d'ici à 2005. Restent donc ces fameuses particules.
Avec l'arrivée de l'injection directe, la combustion du gasoil s'est améliorée, mais la production de particules aussi ! Cette nouvelle technologie a donc donné naissance à des particules beaucoup plus fines. Nous sommes passés des "grosses", 1 à 10 microns de diamètre, aux "petites", de 0,01 à 0,1 micron. Le défi consistait donc à les emprisonner, puis à les détruire sans que cela soit une contrainte pour l'automobiliste. PSA a fait le choix de détruire ces particules en les brûlant. La température à atteindre pour brûler les particules est de 550° mais le problème est que le moteur ne génère que 200° à l'échappement. Les ingénieurs ont donc développé un astucieux système. Dans un premier temps, le système d'injection réalise une postcombustion qui permet de faire monter la température jusqu'à 450° dans le pot précatalytique en carbure de silicium. Mais il manque encore 100° ! Cet écart sera comblé grâce à un additif à base de sérine, l'Eolys, injecté avec le carburant, qui permet d'abaisser la température de combustion à 450°. Le résultat est sans appel, une 607 2.2 HDi Fap rejette 0,004 g/km, alors que la norme Euro IV autorise un maximum de 0,025 g/km. La seule contrainte liée au système actuel de PSA est l'obligation d'un entretien tous les 120 000 km qui consiste à nettoyer le filtre et à remplir à nouveau le réservoir d'Eolys.