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Constructeurs

La pile n’est pas l’avenir de l’homme

Publié le 26 novembre 2004

Par Alexandre Guillet
10 min de lecture
L'édition 2004 du Challenge Bibendum s'est déroulée à Shanghai. L'occasion de faire connaissance avec les officiels chinois et de mieux cerner leur vision de l'automobile et de l'environnement. Mais aussi l'occasion de constater que les véhicules électriques et les biocarburants dessinent les contours...
...de notre avenir. Plus que la pile à combustible à hydrogène qui se heurte à des obstacles encore insurmontables aujourd'hui. Le Challenge Bibendum 2004 s'est tenu en Chine, à Shanghai, et c'est déjà en soi un événement marquant. Une orientation industrielle naturelle, eu égard au potentiel de ce marché, mais aussi une décision politique significative. Le Challenge comme un story-board d'anticipation optimiste pour l'avenir automobile de la Chine. Avec un très fort jeu de lobbying à l'arrière plan et une reconnaissance explicite de l'influence de la Chine sur le monde. Lors de son discours inaugural, Edouard Michelin, président-directeur général et cogérant du groupe, tenait ainsi à souligner "l'importance de la Chine, un pays où de nombreuses décisions majeures sont actuellement prises ou vont l'être. Des décisions qui peuvent conditionner l'avenir d'autres pays et qui concernent en fait le monde entier". Pour l'industrie en général, et l'automobile en particulier, ces décisions se révèlent être en étroite adéquation avec les enjeux soulevés par le Challenge Bibendum. Enjeux et orientations intimement liés à la mobilité et au développement durable qui viennent se cristalliser autour de trois thèmes principaux : la consommation des énergies, notamment la dépendance au pétrole, la maîtrise de la pollution urbaine et des émissions de CO2, et la sécurité routière. Seul regret post Challenge, le volet social du développement durable, telles les conditions de travail des salariés dans les sites de production par exemple, reste absent des discours chinois. Une omerta certes peu surprenante mais qui ne manque pas d'inquiéter… Pour le reste, les déclarations d'intentions, même s'il faut toujours s'en méfier, sont plutôt rassurantes. "Si sauts technologiques il doit y avoir, ils auront lieu en Chine" "Le fait de placer notre développement sous l'égide du concept de mobilité durable figure au centre de nos préoccupations", affirme le Docteur Fuqiang Yang, vice-président pour la Fondation à l'énergie chinoise, avant d'ajouter avec pertinence : "Notre situation doit nous permettre de gérer de front deux problématiques qui n'étaient pas simultanées en Europe ou en Amérique du Nord, à savoir le développement de l'industrie automobile et le développement de la gestion des énergies." Un atout pour réussir à mieux respecter l'environnement ? Pas si sûr… L'expansion de l'automobile a déjà fait des dégâts en Chine. "Il est indéniable que cette expansion a eu des effets négatifs de[...]

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