Pendant plusieurs décennies, le système de direction n'a été constitué que d'un système de renvois de biellettes. Les voitures devenant de plus en plus lourdes, les constructeurs ont, dans un premier temps, adopté un volant de très grand diamètre, puis, ajouté une assistance pour éviter la sensation de conduite "d'un camion". La première assistance de direction a été commercialisée sur une Cadillac en 1951. Elle équipe aujourd'hui pratiquement tous les véhicules.
L'assistance hydraulique est constituée d'un vérin dans la crémaillère. Il reçoit la pression dès que le conducteur crée un couple de rotation dans la colonne de direction, ce qui génère une force venant en aide à la conduite. La pompe hydraulique est entraînée par le moteur. L'assistance est maximale lors des manœuvres de stationnement, modérée en conduite urbaine et quasiment nulle sur autoroute. Cependant, même dans ce dernier cas de figure, la pompe "tire" sur le moteur et augmente la consommation du véhicule inutilement. Les constructeurs ont alors développé l'assistance électro-hydraulique, la pompe est entraînée par un moteur électrique qui fonctionne uniquement lorsque la pression est demandée. C'est un dispositif qui répond très bien au besoin de réduction de la consommation, mais qui augmente le coût de fabrication.
La direction à assistance électrique permet de réunir les avantages de faible consommation et de coût maîtrisé. La pompe hydraulique est remplacée par un moteur électrique. Un programme électronique gère le couple en fonction de la vitesse. De plus, l'absence de circuit hydraulique est bénéfique à l'environnement.