...casse-tête pour l'OTC, l'Organisme technique central. Son directeur, Jacques Martin, nous explique.
Journal de l'Automobile. Pouvez-vous décrire brièvement le rôle de l'OTC au sein de l'Utac ?
Jacques Martin. Depuis de nombreuses années, l'Utac est agréé par l'administration française, pour procéder aux essais d'homologation de ses propres réglementations nationales. Par ailleurs, depuis l'apparition de l'Union européenne, nous sommes habilités auprès de Bruxelles pour réaliser des homologations selon les directives européennes, au même titre que le TuV allemand. Dans ce cadre nous avons deux fonctions principales dans le secteur automobile. Tout d'abord, la réglementation à la construction, qui touche tout ce qui roule (4 roues, 2 roues…) et qui vise à homologuer, comme son nom l'indique, un véhicule avant sa commercialisation. Par ailleurs, en ce qui concerne le contrôle technique, l'OTC est chargé de trois principales missions. Nous devons assister l'administration pour l'agrément des opérateurs de contrôle technique, puis les suivre afin d'assurer un niveau de qualité constant. L'OTC occupe également un rôle de validation des progrès dans les méthodes et les matériels de contrôle, de façon à pouvoir garantir une cohérence avec les véhicules et également adapter la formation et l'information des contrôleurs. Troisièmement, et c'est là que nos effectifs sont les plus larges, nous avons une mission de collecte et de traitement des résultats informatiques des contrôles techniques, à des fins statistiques, de surveillance des opérateurs et du système global. Tout cela pour valider continuellement l'homogénéité du contrôle technique. On cherche en effet à ce que le contrôle soit traité de la même manière quel que soit le centre, quel que soit l'opérateur, quel que soit le réseau.
JA. Comment se passe la mise en place d'un nouveau point de contrôle dans la visite obligatoire ?
JM. En France, le ministère des transports a toute autorité sur le contrôle technique. C'est lui qui décide des points à contrôler et donc de ceux à ajouter. Néanmoins, dans notre pays, les gens discutent… Autant que je me souvienne, il y a toujours eu des consultations préalables concernant les nouveaux points de contrôle. Les consultations s'articulent autour des "groupes techniques OTC", composés des experts de l'Utac et de l'OTC pour la partie technique, mais également des opérateurs de contrôle technique (les réseaux), des membres de la Drire, du ministère des Transports, et, en fonction des sujets, des constructeurs via les chambres syndicales (CCFA ou autre) et enfin parfois des fabricants d'équipements.
Ces groupes de consultation ont pour but d'analyser les remontées du terrain, d'en tirer des statistiques, et d'aboutir à un consensus général autour des améliorations à apporter. Voilà comment cela fonctionne au niveau national.