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Constructeurs

Entretien avec Esther Hafenscher, chef de marché chez Akzo Nobel Car Refinishes : "J'appartiens à la première génération de femmes parfaitement intégrées à toutes les échelles de la société"

Publié le 21 juillet 2006

Par Alexandre Guillet
10 min de lecture
Chef de marché chez Akzo Nobel Car Refinishes, Esther Hafenscher évolue dans un milieu presque exclusivement masculin. Ce qu'elle vit sans état d'âme, assurant qu'elle n'a jamais rencontré le moindre problème lié à son identité féminine. Rencontre avec une jeune femme exquise au sourire ravageur,...
...réfléchie et déterminée sous de faux airs timides. Journal de l'Automobile. Esther, après des études brillantes qui vous ouvraient un large horizon, vous destiniez-vous à l'automobile ?Esther Hafenscher. Honnêtement, non. Mon orientation vers la sphère automobile tient en fait du hasard. Je ne nourrissais pas une passion particulière pour cette activité, mais vous savez, lorsqu'on est étudiant dans une école supérieure de commerce, on ne se rend pas vraiment compte de l'attrait de l'industrie ou des produits techniques. On rêve plutôt de Danone ou d'Yves Saint Laurent ! On ne mesure pas l'intérêt que recèle le travail entre et pour les professionnels, se laissant plus aisément séduire par le grand public. JA. Dès lors, comment avez-vous appréhendé votre premier poste dans l'industrie ?EH. Très bien. Vous savez, j'arrivais seulement en France, certes j'y avais effectué une partie de mes études et je parlais bien la langue, mais je n'avais pas mille et une certitudes. J'ai mené ma recherche d'emploi avec un profil bas, sans avoir trop d'exigences. Ma seule conviction inébranlable était d'intégrer un grand groupe, avec une organisation structurée et des perspectives d'évolution. Et j'ai rejoint Akzo Nobel France. Pas dans l'automobile au départ, mais dans la branche chimie. Je vendais des produits pour l'alimentation animale. Mes clients étaient donc des agriculteurs ! Avec des accents parfois bien marqués, je vous assure ! C'est très formateur ! (rires) JA. A ce propos, pourquoi la France ?EH. J'y ai rencontré mon mari ! JA. Après cette première expérience, vous rejoignez la sphère réputée peu glamour de la réparation, est-ce vraiment motivant pour une jeune femme ?EH. Comme je vous le disais à l'instant, de prime abord, non. Simplement parce qu'on n'y pense pas, qu'on méconnaît totalement ces métiers. Mais une fois en poste et opérationnelle, c'est une aventure palpitante. La peinture est un produit semi-fini et excessivement technique. Et quelle richesse, pensez au nombre de teintes qui existent ! En outre, les grands groupes permettent d'évoluer, chose primordiale à mes yeux. Ainsi j'ai débuté sur le marketing de la marque Lesonal et depuis peu, je travaille pour Sikkens, élargissant mon spectre d'intervention avec des clients en AVC ou comme les groupements de distributi[...]

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