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Constructeurs

Développer la force pédagogique du crash-test

Publié le 14 janvier 2005

Par Alexandre Guillet
10 min de lecture
A l'initiative de l'AJTE (*), nous avons visité le centre technique Renault de Lardy et ses différents ateliers dédiés à la sécurité des véhicules. Notamment la "cathédrale" de près de 2 000 m2 consacrée aux crash-tests. Avec le crash-test d'une Modus lancée à 65 km/h contre un mur en...
...guise de clou du spectacle. Commentaires. Le prélude tient en une date, subjective mais symbolique : 1968. La ceinture de sécurité devient alors obligatoire à l'avant, en France comme dans de nombreux pays européens. A l'heure où la sécurité est devenue un enjeu névralgique dans le monde automobile, ce repère temporel permet de mettre en évidence que la protection des passagers du véhicule reste une problématique relativement récente. Mais aujourd'hui exacerbée. Sur une vaste toile de fond de civisme et de respect de la vie dressée par les pouvoirs publics, les constructeurs se sont lancés dans une course à l'innovation pour la sécurité. Course d'autant plus échevelée que la sécurité s'est peu à peu muée en argument commercial de premier ordre. La foison des publicités des constructeurs sur ce thème en témoigne, ainsi que la transformation des résultats Euro NCAP en messages marketing. Parmi les constructeurs les plus investis dans ce travail, on trouve notamment Renault. Le constructeur français géométrise ses recherches sur la sécurité en triptyque : le Technocentre héberge l'unité des crash-tests virtuels réalisés via CAO ; le site d'Aubevoye se focalise sur la problématique des liaisons au sol ; enfin, le site de Lardy accueille les équipes spécialistes des crash-tests réels. Au total, 600 personnes se dédient à l'amélioration de la sécurité des véhicules au sein du groupe, avec des champs de compétences variés (médecins spécialistes en biomécanique, ingénieurs, techniciens experts en matériaux, en électronique, techniciens d'essais…). A titre indicatif, on peut rappeler que le budget annuel pour la sécurité est de l'ordre de 100 millions d'euros, ce qui représente plus de 5 % du budget R&D de l'entreprise. A Lardy, Renault effectue près de 400 crash-tests réels chaque année Au sein du dispositif Renault, le centre technique de Lardy, qui fut créé en 1951, notamment pour les premiers essais de résistance aux chocs, alors très sommaires, reste essentiel. En effet, si les crash-tests virtuels présentent le précieux avantage d'offrir des opportunités de simulation avant la production du modèle et qu'ils sont significativement moins coûteux, les crash-tests réels demeurent incontournables. Pour la richesse et la précision des mesures, la voie empirique reste donc largement exploitée et Renault sacrifie ainsi chaque année entre 350 et 400 véhic[...]

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