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Constructeurs

Carrossier constructeur, le contrecoup de la mutation

Publié le 15 février 2008

Par Gredy Raffin
9 min de lecture
Si les difficultés d'Heuliez défraient la chronique, ils ne constituent certainement pas le seul cas en Europe. Trop concentré sur des niches de marché, nombre de ses pairs connaissent de semblables déboires...
...à l'heure où les grands constructeurs jouent la carte de l'intégration.Si les carrossiers-transformateurs se portent comme un charme (+ 5 % en 2007), il n'en est pas de même pour les carrossiers-constructeurs. Entre annonces de restructuration et plans sociaux, ceux qui, par le passé, contribuaient au succès des constructeurs en fabriquant des modèles exclusifs, montrent depuis des signes de faiblesse. Heuliez, Pininfarina, Bertone, Karmann, autant de grands noms qui ont marqué l'histoire automobile et qui connaissent aujourd'hui des difficultés sans précédent. Qu'ils soient designer de modèles primés comme la Peugeot 406 Coupé, œuvre de Pininfarina, ou inventeurs de technologie comme le toit rigide rétractable, création de Heuliez, ces entreprises connaissent des jours sombres. Diversification toute Erreur de stratégie ? Manque de réactivité par rapport aux mutations ? Rareté des contrats ? Multiples peuvent être les raisons pour expliquer cette déchéance. Pour Jean Claude Dutartre de Carcoserco, Heuliez a répété la même faute que Matra par le passé. La société de Gérard Queveau a profité de l'essor de nombreux marchés de niche et s'est mise entièrement à la disposition des constructeurs. "Heuliez est à 100 % constructeur automobile. Il travaille sur de petites séries et s'expose donc au risque du marché", pense le président de la chambre syndicale française des carrossiers et constructeurs de semi-remorques et conteneurs. "Matra a connu les mêmes complications dès lors que Renault a été en mesure de fabriquer seul l'Espace", rappelle-t-il en illustration. A côté, Gruau ne traite qu'à 30 % avec les constructeurs. Une attitude "détachée" payante et dont il se félicite (voir notre entretien). Force est de constater que "Heuliez a fait un choix qu'il paye cycliquement", commente un observateur qui pense également que le secteur est arrivé au terme d'un cycle et que "de nouvelles voies doivent être explorées". Sur toutes les lèvres, la solution chinoise s'avère la plus vraisemblable. La seule qui éviterait de prendre un risque de démantèlement de l'outil industriel ou d'ass[...]

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