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Malus 2020 : quels seraient les constructeurs les plus en difficulté ?

Malus 2020 : quels seraient les constructeurs les plus en difficulté ?

Une étude réalisée par le cabinet d’information Autoways permet de mettre en lumière les marques qui seraient les plus impactées par la nouvelle grille du malus instaurée au 1er janvier 2020, prévue dans le projet de loi de finances non amendé.

 

Une étude réalisée par AAAData donnait une première idée de l’impact de la prochaine grille du malus qui pourrait entrer en vigueur au 1er janvier prochain, si l’article 18 du projet de loi de finance est toutefois adopté dans sa forme initiale. En se basant sur le mix des ventes de janvier à septembre 2019, AAAData a calculé que 54 % des véhicules neufs vendus en France seraient concernés par la nouvelle grille du malus contre 37 % cette année. Mais toutes les marques ne seraient cependant pas logées à la même enseigne, selon une enquête complémentaire réalisée par Autoways. En se basant sur les données SIV des constructeurs sur les neuf premiers mois de 2019, le cabinet a ainsi pu déterminer, pour chacun d’entre eux, la part de leurs ventes françaises qui écoperait d’un malus de plus de 1 000 euros, soit la part de modèles rejetant plus de 133 g/km de CO2 selon la nouvelle grille.

 

 

C’est évidemment sans surprise que les marques haut-de-gamme et leurs véhicules imposants et puissants se retrouvent pénalisés, avec en tête, Porsche dont 89 % des immatriculations seraient frappées par un malus de plus de 1 000 euros. L’Allemand est suivi des deux marques du groupe Jaguar Land Rover, Jaguar avec 83 % des immatriculations malussées à plus de 1 000 euros et une proportion qui atteint 73 % pour Land Rover. Alfa Romeo s’attribue la 4e place des marques les plus pénalisées (63 %), suivi de Mazda (48 %). Deux constructeurs qui ne cèdent pas aux compromis technologiques, au profit de l’agrément de conduite de leurs modèles.

 

Dacia, l’épine dans le pied de Renault

 

Parmi les constructeurs généralistes les plus touchés, logiquement ceux qui ont pris du retard sur l’électrification de leur gamme et sur l’optimisation de leurs blocs thermiques. Fiat, avec 18 % de ses immatriculations, serait la marque généraliste la plus concernée, suivie de Ford et Suzuki (15%), mais aussi de Dacia.

 

Pour la marque française, l’ampleur des dégâts atteindrait 12 % de ses immatriculations, tout comme Honda. Un surcoût d’autant plus difficile à absorber pour une marque proposant des véhicules à bas prix…Le groupe Renault serait largement plus pénalisé que PSA avec cette nouvelle grille de malus, puisque du côté de la marque au losange, pas moins de 8 % des immatriculations écoperaient d’un malus de 1 000 euros ou plus. Chez PSA, DS serait la marque la plus impliquée avec 8 % des immatriculations frappées au minimum par 1 000 euros de malus, tandis que cette proportion n’atteint que 3 % chez Opel et 1 % chez Peugeot et Citroën, toutes ces marques bénéficiant des optimisations importantes réalisées sur les moteurs thermiques, notamment essence PureTech.

 

 

Selon Autoways, certains constructeurs pourraient en revanche passer ce cap relativement sereinement en affichant une part conséquente de leur immatriculation dans une zone pénalisée par un malus faible. Soit les modèles rejetant entre 110 et 132 g/km de CO2. Avec des noms surprenants en premier lieu : Lancia, pour qui 100 % de ses immatriculations entrent dans cette catégorie, Secma (89 %), Ssangyong (80 %) et parmi les marques généralistes plus connues, en France du moins, Opel (82 %), Dacia (77 %), ou encore Mini (75 %).

Un changement (presque) indolore pour Toyota

A l’inverse, Autoways s’est penché sur les marques pour qui ce passage au nouveau barème du malus serait plutôt indolore. Ici encore, peu de surprises. Concernant la proportion de modèles émettant entre 50 et 109 g de CO2, donc situés dans la zone neutre, Toyota apparaît comme grand vainqueur avec 87 % de ses immatriculations rentrant dans cette catégorie. Citroën suit avec 69 %, puis Skoda (63 %).

 

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