Uber et Allego signent un accord en faveur des VTC électriques

Uber a dévoilé le nom d'un partenaire supplémentaire pour donner plus d'élan à la mobilité électrique. La plateforme de VTC a passé un accord avec Allego, a-t-on appris par voie de communiqué, le 11 mars 2026. Celui-ci doit garantir des tarifs avantageux aux chauffeurs de voitures électriques utilisant les équipements français de l'opérateur de bornes de recharge.
Grâce à ce partenariat à l'échelle nationale, les chauffeurs Uber verront la tarification passer de 0,59 euros/kWh à 0,29 euros/kWh sous certaines conditions. Ce qui peut correspondre à une réduction de 51 % sur la plage horaire de 19h à 8h du matin pour les bornes ultrapuissantes (plus de 200 kW) et tout au long de la journée et de la nuit pour les bornes délivrant une puissance inférieure à 200 kW (hors AC lente).
Capter un chauffeur VTC sur trois
Pour Uber, il s'agit de conférer un avantage aux véhicules électriques en permettant aux entrepreneurs de réduire de moitié les coûts quotidiens de recharge. "Il était important d'écouter les chauffeurs qui exprimaient des problématiques tarifaires. En abaissant les coûts, nous leur donnons la possibilité de gagner en rentabilité", rebondit Jean Gadrat, directeur marketing d'Allego, lors d'un échange accordé au Journal de l'Automobile.
Ce dernier trace les contours de l'objectif de ce rapprochement stratégique. Chez Allego, la direction espère capter un tiers des chauffeurs VTC de la plateforme Uber qui circulent en voitures électriques ou hybrides rechargeables.
Ce n'est pas le premier dossier de la sorte à avoir été bouclé par l'équipe d'Uber. Au mois de février 2026, Uber a confirmé une alliance stratégique avec Electra à des fins similaires. Cette fois, le périmètre portait sur la France et l'Espagne et impliquait le développement ou l’extension de plus de 100 points de recharge dès la première phase.
Allego mise sur sa nouvelle application
Mais revenons à Allego. À ce jour, l'opérateur de bornes de recharge exploite 350 stations de recharge haute puissance à travers le pays. Une large partie se trouve sur les parkings d'enseignes réputées telles que Carrefour, Burger King ou encore Fnac Darty pour ne citer que ces exemples. L'ambition de l'opérateur table sur 400 sites à fin 2026 et 500 stations à fin 2027.
Un réseau construit avant tout en marque blanche pour les partenaires. Ce qui n'a pas aidé à forger la notoriété d'Allego face à des concurrents qui ont investi dans le marketing pour familiariser le grand public avec leur marque. "Nous allons prendre un virage en déployant plusieurs outils", explique Jean Gadrat.
Cela a commencé en décembre dernier quand Allego a mis en service Allego App, son application mobile de seconde génération. Plus lisible, plus fonctionnelle et plus ludique, elle doit permettre de convaincre davantage de conducteurs de voitures électriques. "Cette application nous permet d'être eMSP (fournisseur d'énergie par des réseaux tiers, ndlr). Nous ne prenons aucune commission, mais nous convertirons les utilisateurs à nos formules d'abonnement", présente Jean Gadrat. Cela continuera, ensuite, avec le démarrage d'un programme de fidélité, lancé avant l'été 2026.
Il faut toutefois composer avec les changements de politiques adoptés à Bruxelles. "Un coup de canif dans les projets du secteur", regrette le directeur marketing. "Mais la consommation des entreprises nous donne encore des perspectives intéressantes", complète-t-il. Allego maintient donc sa feuille de route. "La France est aujourd'hui le marché le plus dynamique pour nous", rappelle Jean Gadrat.
Un dynamisme qui oriente l'opérateur vers d'autres surfaces. Si 80 % de son réseau se situe en zone urbaine et périurbaine, Allego répond actuellement aux appels d'offres des exploitants d'autoroute pour développer son réseau dédié à l'itinérance. Il s'agit là d'équiper moins les stations-service que les aires de repos où globalement tout reste à faire.
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