Location courte durée : ADA Complémentaire compte doubler son réseau

Il séduit et pourrait compter bien plus d'investisseurs. Le réseau ADA Complémentaire est appelé à se densifier significativement dans les années à venir. L'ambitieux objectif a été évoqué par Edwin Prache, directeur général d’ADA, lors d'un entretien accordé au Journal de l'Automobile. Selon lui, le maillage, qui compte 80 sites de location courte durée, doublera pratiquement en nombre d'adresses avant la fin de la décennie.
"Nous avons le potentiel pour compter 150 ADA Complémentaire, s'est exprimé Edwin Prache. Nous souhaitons ouvrir entre 20 et 30 nouveaux points de location tous les ans". Une prise de parole comme un appel du pied aux professionnels de l'automobile pour qui le concept a été imaginé.
ADA Complémentaire, rappelons-le, vise à faire entrer des concessionnaires des marques, des distributeurs indépendants ou encore des garages dans l'environnement du groupe ADA. Il ne s'agit ni d'une franchise (200 agences en France), ni d'une licence de marque (800 agences). Le délai de formation se veut plus rapide (1 semaine contre 7 à 8 dans les autres cas) et les accompagnements sont réalisés davantage en fonction des besoins exprimés par l'exploitant.
Selon Edwin Prache, qui a désormais suffisamment de recul sur cette initiative, ADA Complémentaire convient tout à fait aux villes de taille moyenne. Celles où le tissu économique fournit une base de clients professionnels capable de faire vivre l'agence. Les investisseurs dépensent 3 600 euros au départ, puis règlent ensuite 8 % mensuels de royalties et des frais de gestion de leads extérieurs.
Un remarketing sans plateforme
Il y a un intérêt pour le monde de la distribution. À moindre coût, les professionnels se fabriquent des voitures d'occasion par ce canal. Tout du moins, le directeur général d'ADA relève cette tendance parmi les motivations d'investissement. "Nous voyons beaucoup de négociants prendre le panneau pour cette raison", retient-il.
ADA ne veut pas s'engager sur le terrain des voitures d'occasion. La filiale du groupe Rousselet ne nourrit donc aucun projet de plateforme de remarketing. "Il nous faudrait assumer la garantie, ce qui ferait évoluer notre modèle d'affaires", argumente Edwin Prache. La stratégie restera donc d'épauler les franchisés et les licenciés dans leurs actions de revente des véhicules.
La consigne du moment serait de maximiser les achats avec engagement de reprise. Cela pour minimiser les risques sur un marché de l'occasion si empreint d'incertitude. L'approvisionnement en voitures d'occasion est aussi une possibilité. Elle se limite toujours à moins de 5 % du stock et avec des véhicules de deux ans maximum et sous la barre des 20 000 km au compteur.
10 % de véhicules électriques en flotte
À ce jour, toutes entités confondues, soit autour de 1 000 agences cumulées, ADA comptabilise entre 15 000 et 20 000 voitures sur le parc de location, dont la moitié dans les agences franchisées. Deux tiers des véhicules sont des voitures particulières, avec notamment un exemplaire sur trois qui appartient aux petits segments.
Sur la somme totale de véhicules en parc, ADA exploite 10 % de véhicules électrifiés. L'appétence augmente, certes, mais il y aurait encore "cinq à dix points d'écart avec les autres véhicules" en termes de requêtes, à en croire Edwin Prache. Et le directeur général de poursuivre : "Les agences en ville ont de bonnes statistiques en raison de l'aspect pratique. Les voitures électriques font plutôt l'objet de locations à la journée". La flambée du prix de l'essence pourrait donner de l'allant à la tendance.
La guerre au Moyen-Orient semble justement forcer les vacanciers à privilégier la France. Tout du moins, les réservations prises pour le printemps et l'été montrent des signes encourageants pour les agences tricolores. Un autre phénomène que les professionnels de la revente de VO devront garder dans un coin de leur tête.
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