S'abonner

Arval muscle son jeu avant l’intégration d’Athlon

Publié le 10 mars 2026

Par Damien Chalon
4 min de lecture
La normalisation des prix sur le marché des véhicules d’occasion a fortement impacté le résultat net d’Arval en 2025. Le loueur longue durée défend toutefois son bilan avec d’autres indicateurs bien plus positifs. Pour 2026, l’objectif est de passer le cap des deux millions de véhicules sous contrat, hors rachat d'Athlon.
arval 2025
En 2025, la flotte mondiale d'Arval s'est accrue de 5,5 %, à 1 894 865 véhicules. ©AdobeStock-HJBC

Après avoir été dans l’ombre d’Ayvens ces dernières années, Arval prend la lumière. Pas seulement grâce au rachat d’Athlon qui devrait être officiel au cours du second semestre 2026. Le loueur longue durée détenu par BNP Paribas s’illustre aussi par ses performances intrinsèques.

 

En 2025, Arval s’est tout d’abord distingué en voyant sa flotte sous contrat s’étoffer de 5,5 %, à 1 894 865 véhicules, dont 367 051 en France (+2 %). En conséquence de quoi ses encours financiers – la valorisation de sa flotte – se sont accrus de 13,5 %. Le cap des deux millions de véhicules devrait en outre être passé cette année, conformément au plan stratégique Arval 26 & Beyond.

 

342 340 électriques en parc

 

"Nous avons réalisé une très belle année 2025 avec une forte croissance organique, qui s’est répartie dans toutes nos géographies et sur tous nos segments de clientèle", apprécie François-Xavier Castille, directeur général adjoint d’Arval.

 

Les grands comptes, le cœur du réacteur avec 1 229 772 véhicules, ont connu une progression de 3,1 %. Le segment retail, celui des petites entreprises essentiellement, a été plus dynamique avec une envolée de 11,4 %, à 620 504 véhicules sous contrat. Le canal des particuliers, englobé dans celui du retail, a quant à lui gagné 13,7 %. Viennent s’ajouter 44 589 voitures en location moyenne durée (+3,1 %).

 

 

Le sujet du moment, en évoquant celui de la composition de la flotte, est évidemment celui de l’électrification. Dans ce domaine, Arval est, là aussi, en ligne avec son objectif d’atteindre la barre des 400 000 véhicules électriques fin 2026. Fin 2025, le loueur comptait 342 340 électriques pures sous contrat (+35,1 %), plus 358 709 hybrides.

 

"Notre flotte mondiale est composée à 18 % de modèles électriques et ils représentaient 27 % des commandes en 2025", relève François-Xavier Castille. Le directeur général adjoint observe toutefois de "grandes disparités entre les pays, puisque nous sommes à environ 80 % des commandes en Norvège, 60 % en Belgique ou encore 30 % en France, là où l’Europe du Sud et l'Europe centrale sont à 10 % ou moins."

 

33 % de commandes de VE en France

 

En France, la réforme des avantages en nature a radicalement changé le visage du marché BtoB. La filiale dirigée par Sarah Roussel en a constaté les effets. "En 2025, près de 33 % des véhicules commandés étaient 100 % électriques et 57 % étaient électrifiés", souligne la directrice générale d’Arval France. La flotte hexagonale était ainsi composée à 12 % d’électriques en fin d’année.

 

La taille et la composition de la flotte sont des indicateurs clés, mais ils ne sont pas les seuls à prendre en considération pour juger de la performance d’un loueur. Encore faut-il que cela se traduise sur le plan financier.

 

 

En 2025, Arval a vu son chiffre d’affaires bondir de 6,9 %, à 21 milliards d’euros, conséquence de la hausse de l’activité. Les autres grands indicateurs financiers sont plus contrastés, du fait de "la normalisation du marché des véhicules d’occasion", selon Stéphane de Marnhac, directeur financier du loueur longue durée.

 

Le résultat opérationnel brut, soit "nos revenus moins les dépenses directement engagées pour générer ces revenus comme les coûts de maintenance, des pneus ou des emprunts", précise Stéphane de Marnhac, baisse de 17 %, à 2 164 millions d’euros. Conséquence d’un résultat des ventes de VO de seulement 117 millions d’euros, contre 825 un an plus tôt.

 

Rachat d'Athlon en bonne voie

 

"Nous revenons à un marché VO tel qu’il était avant Covid, après la bulle des années 2022 à 2024", assure le directeur financier. Hors phénomène VO, ce dernier précise d’ailleurs que les résultats sont "très bons", notamment avec un résultat opérationnel brut qui augmente de 14,9 %, à 2 046 millions d’euros. En bout de chaîne, le résultat net du loueur subit l’impact de la dynamique VO actuelle, tombant à 644,7 millions d’euros, contre 1 129,9 millions en 2024 (-42,9 %).

 

Reste maintenant à connaître quel impact aura le prochain rachat d’Athlon. Celui-ci doit être finalisé au second semestre. Les dirigeants d’Arval se disent confiants quant aux bienfaits de l’opération, qui permettra d’ajouter 400 000 véhicules à la flotte, en plus des économies d’échelle qui en découleront.

 

 

"Nous sommes sereins quant aux futurs retours des autorités de la concurrence européennes. Nous n’aurons pas à céder d’actifs, puisque nous ne serons pas en position dominante dans les dix pays concernés par l’acquisition", assure François-Xavier Castille. Arval pourra alors se placer dans le sillage d’Ayvens avec près de 2,4 millions de véhicules gérés.

Vous devez activer le javacript et la gestion des cookies pour bénéficier de toutes les fonctionnalités.
Partager :

Laisser un commentaire

cross-circle