La boîte automatique à variateur (CVT)
ZOOMQuelques précisions techniques La boîte Multitronic des modèles Audi utilise un variateur bien particulier. La transmission n'est pas assurée par une courroie, mais par une chaîne. Dans ce cas-là, la chaîne n'est pas en contact sur ses rouleaux, mais par ses extrémités. Ce montage permet une transmission de puissance plus élevée (couple supérieur), aujourd'hui jusqu'à 300 ch et 500 Nm. |
Tout le monde se rappelle des petites voitures DAF équipées d'un variateur de vitesse à courroies. Simple et facile à fabriquer, ce type de transmission demandait un remplacement fréquent des courroies et était limité aux faibles puissances… jusqu'au jour où le Hollandais Van Doorne inventa la courroie métallique. Cette nouvelle pièce a permis de fiabiliser le concept et d'intéresser un grand nombre de constructeurs. Pour preuve, sur les 6 premiers mois de cette année, 8 % des transmissions automatiques étaient des variateurs (source JATO).
Cette boîte automatique est aussi appelée CVT (Continuously Variable Torque) car elle transmet le couple du moteur de façon continue, du démarrage jusqu'à la vitesse maximale. Il n'y a donc pas cette rupture de poussée coutumière à la boîte manuelle à chaque changement de rapport, voire à certaines automatiques.
Une des particularités de la CVT est son style de conduite car son utilisation change les habitudes. Lors d'accélérations, il n'y a pas plusieurs montées en régime du moteur. Le système place le moteur à son régime de puissance maximale et l'augmentation de vitesse est uniquement créée par la variation continue de la transmission. Le moteur étant en permanence à sa puissance maximale, l'accélération est privilégiée. Par contre, le conducteur perd la sensation de l'accélération puisque le moteur reste calé à un seul régime. Pour éviter ce désagrément, certains constructeurs recréent alors une légère montée en régime pour réduire cette sensation.
Vous l'avez compris, l'intérêt de la transmission CVT est d'utiliser le moteur à son meilleur régime. Il en est de même pour la consommation. Le système de gestion sélectionne le régime et la charge (accélérateur) du moteur correspondant à la plus faible consommation, dès que la puissance n'est plus une priorité.
Avec ses avantages, performance et consommation devraient être plus avantageux avec une CVT. Seul ombre au tableau, le rendement est moins bon, comprenez qu'elle perd légèrement plus de puissance que ses concurrentes. Le bilan final donne donc des performances et des consommations légèrement inférieures qu'avec une boîte manuelle, ce qui n'est pas si mal pour une boîte automatique !
Comment fonctionne-t-elle ?
Le variateur est composé de deux poulies coniques reliées par une courroie métallique. Celle-ci se promène entre deux poulies coniques à diamètres variables. La variation de rapport est réalisée lorsque la première poulie passe du petit diamètre au plus grand tandis que l'autre évolue dans l'autre sens.
Pour gérer le point mort et le démarrage, la CVT fait appel à un convertisseur identique aux boîtes automatiques ou à un embrayage piloté plus économe en carburant. J
Yvonnick Gazeau
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FOCUSComment la vendre à son client ?Des objections ?Objection : La transmission à variateur n'est pas fiable. Objection : J'ai l'impression que le moteur tourne dans le vide et que la voiture n'accélère pas. Objection : La boîte automatique consomme plus. Objection : La boîte n'offre pas de plaisir de conduite. |
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