Les minis en aluminium italiennes se repoudrent le nez pour le printemps. L'occasion de poursuivre la relance de la marque en France, engagée depuis l'an passé.
Chose promise, chose due ! Comme nous l'annoncions à l'été 2005, le premier constructeur italien de minivoitures...
...n'est pas resté inactif, et lance dès juin prochain une gamme Eke sensiblement revampée. Si l'heure n'est pas encore au lancement d'une deuxième génération, la flexibilité de l'outil de production étant moindre par rapport à la concurrence (ABS ou polyester), la présentation récente d'une gamme restylée témoigne des efforts de la marque pour relancer son activité à l'export. Un nouveau départ d'autant plus crucial quand on sait la sinistrose vécue sur le marché italien, aux contours toujours plus ou moins nébuleux (5 à 6 000 voitures l'an passé selon nos interlocuteurs), mais indiscutablement marqué par le coup de frein réglementaire qu'a été un temps la fameuse "Pattentino", depuis vidée de sa substance. Le choc a été rude, permettant simplement à Grecav de conforter son statut de leader national, avec un volume de vente certes inférieur à Aixam, Ligier et Microcar (de l'ordre de 1 200 véhicules), mais sans commune mesure avec ses compatriotes, qu'il s'agisse du vétéran Casalini ou de l'ex-Tasso devenu Italcar. Pour une entreprise produisant 2 000 à 2 500 minis annuellement, l'export reste vital, et particulièrement le marché français, qui reste le plus important d'Europe… et aussi le plus disputé ! Si l'Espagne est le premier client de la marque (environ 500 véhicules), l'équipe de Grecav France reste convaincue du potentiel de la gamme Eke, compte tenu de son positionnement original.
Le restylage dévoilé ces jours-ci vient à point nommé pour asseoir la notoriété de la marque. L'évolution la plus marquante porte sur la proue, qui accueille une (fausse !) calandre redessinée, un pare-chocs revu et des optiques spécifiques, donnant à l'Eke un style rappelant un peu la Lancia Ypsilon. Sans avoir nécessité de gros investissements, l'opération offre à l'auto un coup de jeune. Le capot et les ailes avant arborent le nouveau logo de la marque, aux armes de la ville de Gonzaga, lieu de naissance de Grecav. Cette nouvelle Eke "Stile" voit en outre ses jantes et ses feux arrière adopter un dessin inédit, protégés par un galon de caoutchouc sur le pare-chocs. L'auto est mieux "assise", grâce des voies élargies de 15 mm et l'adoption de pneus 145 en série 70 (contre 60 auparavant), en outre moins chers à remplacer, chaussant les roues de 13 pouces. Le tout souligné par les élargisseurs qui bordent les ailes. Qu'il s'agisse de la berline ou des versions longues, le profil évolue donc peu, mais les lignes n'ont guère vieilli, le modèle court gardant ses faux airs de Smart Fortwo, plutôt flatteurs. Dans l'habitacle, outre le nouveau logo habillant le volant, la commande d'inverseur a été redessinée, un étroit bac de rangement est incorporé aux portières et les rétroviseurs sont agrandis. Les versions longues bénéficient d'une finition moins utilitaire que par le passé : habillage du pavillon plus soigné, suppression de la cloison de séparation du coffre (SW) et siège passager réglable. On note également la disponibilité d'un autoradio CD MP3 et les palettes de poignées de portes renforcées, tandis qu'une refonte plus profonde des habillages est prévue d'ici la fin de l'année.
Au chapitre mécanique, les évolutions sont discrètes : outre les voies élargies et les pneus à flancs
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