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Sortir du diesel demande du temps

Pour le syndicat, la baisse du diesel impacte 35 000 emplois dans la filière automobile hexagonale.

Sortir du diesel demande du temps

La fin du diesel en France ne peut pas se faire du jour au lendemain. Le syndicat CFE-CGC Métallurgie rappelle aux politiques qu'en plus de la cohérence dans les décisions, il faut du temps pour une industrie qui travaille sur des cycles longs.

 

Depuis quelques années déjà, les moteurs diesel n'ont plus la cote. Ils étaient pourtant amplement aidés par les gouvernements pour ses faibles émissions de CO2 ou encore par une fiscalité avantageuse. Toutefois, les particules fines, les Nox et finalement le dieselgate ont fini de discréditer cette motorisation qui avait pourtant relevé de nombreux challenges pour arriver à une dépollution bien souvent meilleure que les moteurs essence.

 

Il faut donc tout changer. Mais cela a un impact important sur toute une industrie qui fonctionne en cycles longs. Partant de ce constat, la CFE-CGC Métallurgie, inquiète pour les emplois dans l'automobile liés à la motorisation diesel, a demandé, mardi 13 octobre 2020, au gouvernement "cohérence et constance sur la question du diesel", avec "une trajectoire claire" et un "rythme (de) changements" sur plusieurs années.

 

"Le secteur automobile vit actuellement des changements réglementaires et fiscaux extrêmement rapides, or fabriquer et concevoir un véhicule demande trois à cinq ans", souligne le syndicat dans un communiqué. Pour qu'il soit "humainement possible" à la filière automobile de s'adapter, la CFE-CGC Métallurgie "demande que le rythme (des) changements soit de trois à cinq ans et non pas annuel, voire trimestriel, ni dans un ordre dispersé, et que ces changements soient cohérents entre les différentes composantes de l'État".

 

Exclure les véhicules diesel de la prime à la conversion "ne peut que fragiliser encore plus une filière automobile qui travaille d'arrache-pied à la transition énergétique, malgré toutes les difficultés liées au Covid-19", prévient le syndicat, en notant que les entreprises du secteur "sont déjà en train de négocier un certain nombre d'accords de compétitivité suite à l'effondrement du marché".

 

"La transition énergétique est une question écologique majeure, mais pour réussir, et en particulier dans la filière automobile, elle doit se faire de façon compatible avec les délais de développement de la filière", estime le syndicat. Selon la CFE-CGC Métallurgie, "la baisse du diesel impacte 35 000 emplois dans la filière automobile" hexagonale, "des emplois localisés en France et indispensables aux territoires et à leurs tissus économiques locaux". Pour "sauvegarder" ces emplois, les salariés doivent acquérir de "nouvelles compétences" et "cette acquisition ne peut réussir que sur la base d'un contexte réglementaire stable et cohérent", insiste le syndicat. (avec AFP)

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