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Eiver prépare une refonte de son aide à l'éco-conduite

Eiver prépare une refonte de son aide à l'éco-conduite

L'application Eiver va proposer une toute nouvelle version de son service, en 2019. Il est toujours question de récompenser les conducteurs, mais désormais l'interface offrira plus de possibilités.

 

"Challenge your Drive". C'est sous cette devise que reviendra prochainement l'application Eiver. Le service mobile qui attribue un score de conduite et accorde des récompenses au conducteur est en train de faire peau neuve, a confié au Journal de l'Automobile, Christophe Meunier-Jacob, le fondateur et dirigeant de la start-up. La version alpha sera livrée le 15 décembre 2018, la bêta suivra le 15 janvier 2019 et le grand lancement devrait intervenir en février, selon le calendrier qu'il s'est fixé avec ses équipes de développeurs.

 

Cette refonte va changer la relation du conducteur à l'application. "Nous allons assumer pleinement la notion de jeu", affirme Christophe Meunier-Jacob. Comme dans un jeu vidéo, Eiver va comprendre points d'expérience de conduite, de passage de niveaux, de gain de crédits et d'achats d'items et par la suite de bonus, dans l'optique d'impliquer toujours plus les conducteurs dans la démarche d'écoconduite. Cette deuxième mouture apporte des modifications d'interface qui autorisent désormais l'attribution de plusieurs véhicules à un même individu. Ce qui va convenir aux foyers équipés de deux ou trois voitures, mais pas uniquement.

 

Christophe Meunier-Jacob vise de nouveaux partenariats. Incubé dans la deuxième promotion du Moove Lab, le toujours pensionnaire de Station F entend, en effet, nouer des partenariats avec d'autres start-up de la mobilité. Eiver va soumettre des API à des acteurs de l'autopartage, de la gestion de flotte et du covoiturage, notamment. "Il nous faut d'abord prouver nos compétences", tempère-t-il son enthousiasme. Dans les faits, il pourrait alors ajouter une dimension d'analyse de conduite objective par profil, sur les sites de mise en relation de conducteur et de passagers ou dans les applications de location de véhicule. Eiver a pour elle l'expérience acquise grâce au contrat avec Michelin, destiné aux chauffeurs de poids lourds à travers l'Europe.

 

Dépasser 100 000 utilisateurs

 

Reste une barrière à lever, celle de la taille critique. La première version a totalisé 50 000 téléchargements, mais à peine 20 % des utilisateurs sont encore actifs. Christophe Meunier-Jacob se fixe donc un minimum de 100 000 conducteurs afin de commencer à rentabiliser le projet, en grand partie autofinancé. La stratégie va donc être de mener des campagnes de recrutement en ligne. Et s'il trouve un débouché avec des prestataires de covoiturage du quotidien, cela pourrait lui permettre de toucher rapidement les entreprises, par ailleurs. Quant à son réseau de partenaires, il le suit dans cette perspective et augmente toujours plus le volume de récompenses disponibles. Ses deux collaborateurs dédiés continuent de négocier des contrats en France et à l'étranger. Un grand assureur français pourrait prochainement signer pour la mise en place d'un challenge dédié avec des récompenses à la clé, glisse le fondateur d'Eiver. Un moyen supplémentaire de faire connaitre l'application.  

 

Pour la petite histoire, Christophe Meunier-Jacob tire un bilan positif de son passage au Moove Lab et de sa collaboration avec le CNPA et Via ID. Cela lui a permis de nouer de solides contacts avec l'écosystème. Mais tout le potentiel du programme n'a pu être exploité. La raison se trouve dans le niveau de maturité du projet. En tant que scale-up, ses besoins se portent davantage sur l'industrialisation de son produit que sur la conception d'une offre commerciale. Un état avancé qui va réclamer une approche différente du procédé du levée de fonds et par conséquent un renouvellement du bail au sein du Moove Lab. Une perspective que défend actuellement le fondateur d'Eiver auprès des décisionnaires.

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