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Ferrari au-delà de ses objectifs

Ferrari au-delà de ses objectifs

En attendant un SUV, annoncé pour fin 2019 ou début 2020, Ferrari enregistre toutefois de très bons résultats. Les ventes ont augmenté de 4,8 %, à 8 398 exemplaires, alors que son CA dépasse 3,4 milliards, progression de 10 %.

 

Même sans SUV, pour l'heure, Ferrari affiche de très bons résultats. En effet, la marque au cheval cabré a connu une nouvelle année record en 2017, avec un bond de 34 % de son bénéfice net, et prévoit d'accroître encore sa rentabilité et sa production, tout en réduisant son endettement. "Cela a été une bonne année. Nous avons réalisé tous les objectifs que nous nous étions fixés, et nous sommes même allés au-delà", s'est réjoui le patron du groupe, Sergio Marchionne, lors d'une conférence avec les analystes.

 

Le bénéfice net annuel du constructeur a atteint 537 millions d'euros, un résultat meilleur qu'attendu, les analystes tablant sur 528 millions, selon le consensus Factset Estimates. Le chiffre d'affaires a progressé de 10 %, à 3,417 milliards d'euros, en ligne avec l'objectif du groupe (3,4 milliards) et très légèrement inférieur aux attentes des analystes (3,43 milliards). La célèbre marque a livré sur l'année 8 398 exemplaires, soit un chiffre en hausse de 4,8 %. Le résultat d'exploitation (Ebitda) ajusté a lui atteint 1,036 milliard d'euros, en progression de 18 %. Ferrari avait dit viser un chiffre supérieur à un milliard d'euros et s'est félicité d'avoir atteint ce seuil avec deux ans d'avance sur le plan annoncé lors de son entrée en Bourse.

 

Le constructeur, qui faisait auparavant partie du groupe italo-américain Fiat Chrysler (FCA), a pris son indépendance il y a deux ans, en faisant d'abord son entrée à la Bourse de New York en octobre 2015 puis sur celle de Milan le 4 janvier 2016. Alors qu'il y avait été introduit à 43 €, le titre avait dépassé le 30 octobre pour la première fois le seuil de 100 €, soit un bond de 132 %. La marque a fêté l'an passé son 70e anniversaire et affiche des résultats à faire pâlir d'envie plus d'un constructeur.

 

Ses bolides sont réservés à quelques "happy few", prêts à débourser de 150 000 € à plus d'un million d'euros pour des séries limitées. Les livraisons sont restées stables l'an passé dans la région Chine, Hong-Kong et Taïwan. En revanche, elles ont progressé de 12 % dans le reste de l'Asie-Pacifique, de 5 % en Amérique et de 4 % en Europe-Moyen-Orient-Afrique, qui reste le principal marché du groupe avec 3 737 sportives commercialisées.

 

Concernant ses objectifs, Ferrari vise pour 2018 un Ebitda ajusté égal ou supérieur à 1,1 milliard d'euros, puis de 2 milliards d'euros au plus tard en 2022. M. Marchionne a indiqué que le renforcement de l'euro par rapport au dollar ne devrait pas affecter les résultats du groupe, positionné sur le marché du luxe et qui produit peu d'unités. Ferrari entend par ailleurs réduire cette année sa dette nette industrielle à moins de 400 millions — contre 473 millions fin décembre et 653 millions un an plus tôt —, puis la porter à zéro au plus tard en 2021.

 

Côté production, il table pour 2018 sur plus de 9 000 véhicules livrés et un chiffre d'affaires supérieur à 3,4 milliards d'euros. Refusant de donner des chiffres précis pour le futur en termes de voitures produites, M. Marchionne a souligné que si Ferrari prévoyait d'atteindre un Ebitda ajusté de 2 milliards, cela ne signifiait pas pour autant "un doublement des volumes", le groupe prévoyant d'agir sur les prix, l'amélioration des marges, et de rationaliser certaines activités.

 

Le groupe annoncera son prochain plan stratégique "au troisième trimestre, probablement en septembre", et non au premier semestre comme prévu initialement, a précisé M. Marchionne. Il dévoilera à cette occasion de nouveaux modèles, dont des sportives hybrides. Parmi les nouveautés à venir, Ferrari entend lancer une sorte de super SUV (Sport Utility Vehicle), un 4x4 urbain de luxe, "probablement fin 2019-début 2020", avait expliqué M. Marchionne lors du salon automobile de Detroit en janvier. Le nouveau modèle, avait-il noté, ne sera "pas construit pour rivaliser avec Porsche" et sa Cayenne. D'ailleurs, selon M. Marchionne, il ne s'agira pas véritablement d'un SUV, mais d'"un FUV" (Ferrari Utility Vehicle), qui contiendra "l'ADN de Ferrari" et sera une voiture qui "n'existe pas encore sur le marché". (Avec AFP)

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