A en juger par les mesures envisagées par l’exécutif pour accompagner les Français dans l’électrification de leurs déplacements (expérimentation du prêt à taux zéro, déploiement d’un système de leasing social, prolongation éventuelle des bonus à leur niveau actuel jusqu’à la fin de l’année, prime à la conversion là encore fléchée en direction des véhicules peu polluants, en attendant peut-être la prolongation du dispositif des avantages en nature en faveur de l’électrique au-delà de 2022), la réponse est "oui" à l’évidence.
Du moins dans les intentions et les discours. Un tel empilement de mesures conduit d’ailleurs le chroniqueur économique de RTL, Martial You, à affirmer que "la voiture électrique carbure aux subventions" (1). A cela s’ajoute un environnement économique (avec l’envolée des prix des carburants) qui incite les ménages à remiser leur motorisation thermique au garage et à parier sur les modèles électrifiés. Sans oublier un calendrier réglementaire européen très contraint, qui bannit les modèles thermiques dès 2035.