Essai Mercedes-Benz Classe C : l’électrique lui va bien

Modèle emblématique de la marque à l’étoile depuis plus de trente ans, la Mercedes-Benz Classe C devait relever un nouveau défi. Celui de prendre le virage de l'électrique. Car jusqu'à présent, la berline premium allemande faisait l’impasse sur une déclinaison entièrement à batterie. Une absence qui devenait de plus en plus difficile à ignorer à mesure que le marché automobile bascule progressivement vers les motorisations électriques.
Mercedes-Benz vient donc combler ce manque en déclinant pour la première fois sa Classe C en une version à batterie, qui viendra épauler l’actuelle mouture thermique. Lancée en 2021, cette dernière devrait quant à elle bénéficier d’un restylage en 2027, lui permettant de poursuivre sa carrière aux côtés de la variante 100 % électrique.
Pour cette nouvelle Classe C électrique, l’enjeu est de taille. À l’instar de son grand frère le GLC, elle devra d’abord contribuer à tourner la page de la gamme "EQ", dont les résultats commerciaux n’ont pas répondu aux attentes de Mercedes-Benz. Mais elle devra également se trouver une place face à ses homologues allemandes que sont l’Audi A6 e-tron et la BMW i3, tout en contrant l’arrivée des nouvelles offres chinoises sur ce segment.
La plus "sportive" des Classe C
Chez Mercedes-Benz, la déclinaison de la Classe C en une version 100 % électrique se traduit par des dimensions nettement revues à la hausse. La berline mesure en effet 4,88 m de long, soit 13 cm de plus que l’actuelle Classe C thermique (4,75 m), mais surtout seulement 7 cm de moins que la Classe E (4,95 m). Ce gain en longueur s’explique surtout par un allongement de 9,7 cm de l’empattement par rapport à celui de sa version thermique. Il atteint désormais 2,96 m, au bénéfice de l’espace offert aux passagers.
Pour ce qui est de son look, la nouvelle Classe C 100 % électrique reprend de nombreux éléments déjà aperçus sur le GLC. On peut par exemple citer la calandre, réinterprétation moderne des calandres chromées d’anciens modèles de la marque. Comme sur le SUV, il existe d’ailleurs, en option, une version éclairée composée d’un total de 942 pixels, auxquels s’ajoutent l’étoile centrale et le pourtour de la calandre, eux aussi illuminés. Même traitement pour les optiques, alignées sur les dernières productions de la marque, avec des étoiles intégrées dans les feux avant et arrière.
À l’arrière, la Classe C électrique adopte une allure plus sportive que son actuelle version thermique. On relève ainsi un bord aérodynamiquement incliné, ainsi que des épaules musclées prononcées. Les quatre feux arrière ronds séparés en forme d'étoile rouge profond, intégrés dans un bandeau noir, renforcent également le caractère sportif de la voiture. Côté rangements, la berline dispose d’un volume de coffre d’une capacité de 470 l, auxquels s’ajoutent un frunk de 101 l.
Un festival d’écrans
La Classe C 100 % électrique devient le deuxième modèle de la gamme à adopter la dernière génération du MBUX Hyperscreen sur la planche de bord. Cette dalle de 39,1 pouces, disponible sur les versions haut de gamme, est le plus grand écran jamais installé dans une Mercedes-Benz. Ce tableau de bord numérique est animé par le nouveau système d’exploitation MB.OS, développé en interne et piloté par intelligence artificielle.
Sur les versions d’entrée de gamme, il faudra se contenter du dernier MBUX Superscreen, qui combine trois écrans distincts sous une grande surface vitrée. Le premier, de 10,3 pouces, situé derrière le volant, est réservé à l’instrumentation numérique, tandis que l’écran central de 14 pouces est dédié au système d'infodivertissement. Un troisième écran pour le passager, toujours de 14 pouces, est quant à lui disponible en option.
Enfin, la Classe C électrique accueille un toit panoramique de série, lui permettant d’augmenter la garde au toit pour les passagers de 22 mm à l'avant et de 11 mm à l'arrière. En option, il peut être complété par un ciel étoilé pouvant passer de transparent à opaque en quelques millisecondes. Baptisée Sky Control, cette surface vitrée se compose de 162 étoiles illuminées.
Jusqu'à 762 km d'autonomie (pour l'instant)
À l’instar de son grand frère le GLC, la Mercedes-Benz Classe C électrique repose sur la nouvelle plateforme MBEA du constructeur allemand. Exclusivement réservée aux véhicules 100 % électriques, elle fait appel à une architecture SDV et à la technologie 800 V.
En attendant l’arrivée prochaine d’une variante à deux roues motrices offrant environ 800 km d’autonomie WLTP, la berline sera d’abord commercialisée dans sa version la plus sportive, la 400 4MATIC, capable d’abattre un 0 à 100 km/h en à peine 4,1 s.

La dernière génération du MBUX Hyperscreen de 39,1 pouces est le plus grand écran jamais installé dans une voiture de la marque. ©Mercedes-Benz
Cette dernière, en transmission intégrale donc, est animée par deux moteurs électriques qui sont situés sur chaque essieu, pour une puissance maximale de 489 ch. Ces deux blocs sont associés à une boîte de vitesses à deux rapports à l’arrière et une batterie de 94,5 kWh (nets), lui permettant de réaliser jusqu’à 762 km d’autonomie entre deux recharges.
Grâce à son architecture 800 V, la nouvelle Classe C électrique est d’ailleurs capable d’accepter jusqu’à 330 kW de puissance de charge. De quoi lui permettre, en charge rapide, de récupérer jusqu’à 320 km en seulement dix minutes.
À partir de 66 399 euros
En option, la berline à l’étoile peut être équipée de roues arrière directrices, auxquelles s’ajoute la suspension pneumatique Airmatic. Cette dernière absorbe aisément les surfaces irrégulières de la route et propose désormais également un amortissement intelligent et prédictif. De quoi renforcer encore le confort de roulage, avec une filtration particulièrement soignée des aspérités et une ambiance feutrée à bord.
La Mercedes-Benz Classe C électrique s'est aussi montrée très sobre, avec une consommation moyenne de 15,7 kWh/100 km sur les routes finlandaises autour d'Helsinki, il est vrai plutôt favorables avec de longues portions planes et peu de dénivelé.
Attendue à la fin de l'été 2026, la Mercedes-Benz Classe C 400 4MATIC sera disponible en quatre niveaux de finitions, Avantgarde Line, AMG Line, Business Line et Business Line Executive. Elle affiche un ticket d’entrée à 66 399 euros, pouvant grimper jusqu'à 77 299 euros sur la version haut de gamme. Cependant, l'arrivée future d'une variante deux roues motrices devrait logiquement faire baisser la facture.
En guise de comparaison, sa principale concurrente, la nouvelle BMW i3, est disponible depuis son lancement dans une série spéciale First Edition, avec 469 ch et une batterie 108,7 kWh, facturée à partir de 74 850 euros. L'écart se creuse encore avec l'Audi A6 e-tron qui, pour un niveau de dotations équivalent, réclame au moins 81 850 euros.
L'avantage est donc pour l'heure à la Mercedes-Benz Classe C électrique. Mais cela est sans compter sur les arrivées de nouveaux modèles chinois, certes moins endurants, mais à des tarifs bien plus compétitifs.
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