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Essai DS N°7 : un nouvel espoir

Publié le 9 juillet 2026

Par Robin Schmidt
7 min de lecture
Le DS 7 cède sa place au N°7. Au-delà d'un simple changement de nom, le SUV premium français se réinvente en profondeur avec une gamme électrifiée, qui fait pour la première fois la part belle aux versions 100 % électriques. Un renouvellement stratégique pour la marque, dont le best-seller devra contribuer à enrayer la chute de ses ventes.
Les premiers exemplaires du DS N°7 arriveront dans les concessions françaises en octobre prochain. ©DS

Renouveler un best-seller n’a rien d’un exercice facile. Chez DS, l’enjeu est d’autant plus important. Car la marque premium française traverse une période commerciale difficile, marquée par un net recul de ses volumes en 2025, aussi bien en France (-20,8 %) qu’en Europe (-23 %). Cette baisse est notamment liée au DS 7, qui commence à accuser le poids des années.

 

Lancé en 2018 puis restylé en 2022, le SUV s’est rapidement imposé comme le best-seller de la marque (200 000 exemplaires vendus dans le monde), représentant pendant longtemps près de la moitié des ventes de DS. Mais ses ventes sont désormais en perte de vitesse. En 2025, ses immatriculations ont en effet reculé de 28,5 % sur le marché français, pour s’établir à seulement 4 749 unités. Il ne représente aujourd’hui plus qu’un tiers des livraisons du constructeur.

 

 

Le moment était alors venu pour DS Automobiles de renouveler son modèle phare et le DS 7 actuel cède donc sa place au N°7. Plus qu’un changement de nom, cette deuxième génération du SUV premium représente un enjeu de taille. Car si le DS 7 avait à l’époque posé les fondations en étant le premier modèle entièrement conçu par DS, son successeur devra quant à lui remettre la marque sur de bons rails. Voire même assurer son avenir.

 

Nouveau visage stylistique

 

À l’instar des dernières productions de DS, la deuxième génération du N°7 évolue en profondeur et adopte la nouvelle identité visuelle de la marque tricolore. Celle-ci se traduit notamment par l’intégration à l’avant d’une nouvelle signature lumineuse, qui combine des feux en forme de "V" à une calandre éclairée.

 

Les évolutions sont également visibles de profil. La silhouette se veut en effet plus dynamique, grâce à une ligne de toit plus courbée, qui se prolonge par un spoiler coiffant le volet. Inspirée du concept DS Aero Sport Lounge, cette courbure contribue à l’aérodynamisme du modèle, dont le Cx est de 0,26.

 

 

À l’arrière, la nouvelle génération du N°7 se distingue par des optiques triangulaires particulièrement imposantes. Comme sur les N°8 et N°4, le logo de la marque laisse désormais place à un "DS Automobiles" écrit en toutes lettres, situé juste au-dessus du nom du modèle.

 

Côté dimensions, le nouveau DS N°7 conserve sa largeur de 1,90 m et sa hauteur de 1,63 m. En revanche, sa longueur passe désormais à 4,66 m, soit 7 cm de plus que son prédécesseur, rapprochant ainsi le modèle du segment supérieur. Cet écart correspond essentiellement à un allongement de 5 cm au niveau de l’empattement, qui atteint 2,79 m, au bénéfice de l’espace offert aux passagers.

 

Invitation au voyage

 

À bord, le nouveau N°7 confirme son positionnement premium. Le SUV propose en effet un intérieur raffiné, faisant appel à des matériaux de bonne facture pour habiller, entre autres, les sièges, la planche de bord, ou encore la console centrale. Il hérite également du nouveau volant en forme de X, nouvelle signature de la marque, déjà visible sur le N°8.

 

Dans l’habitacle, la technologie est bel et bien visible mais de façon discrète. Le DS N°7 est en effet doté d’un combiné d’instruments numérique de 10 pouces et d’un écran central tactile de 16 pouces, tous deux subtilement intégrés dans la planche de bord. Le tout est complété par un affichage tête haute.

 

 

L’habitabilité pour les passagers s’annonce par ailleurs tout à fait correcte pour un véhicule de ce segment. L’empattement allongé profite directement aux places arrière, tandis que le volume de coffre peut atteindre jusqu’à 560 l selon la motorisation et l’équipement audio choisis.

 

Enfin, par rapport au DS 7 actuel, les portes arrière ont été allongées pour augmenter de 30 % la surface des vitres latérales, tandis que le toit panoramique (en option) est agrandi de 40 %, renforçant de fait la sensation d’espace à bord.

 

Arrivée de l’électrique

 

Si le DS 7 actuel était jusqu’alors proposé avec des motorisations diesel ou hybride rechargeable, la deuxième génération du SUV ne proposera à son lancement aucune de ces deux énergies. Reposant sur la plateforme multi-énergie STLA Medium du groupe Stellantis, le N°7 sera d’abord disponible dans une version hybride de 145 ch. Celle-ci associe un moteur essence trois cylindres turbo de 1,2 l à une machine électrique de 28 ch, et une boîte de vitesses automatique à double embrayage à six rapports.

 

Mais cette deuxième génération du C-SUV marque surtout l’arrivée, pour la première fois, de motorisations 100 % électriques. La première de 230 ch, disponible uniquement en traction, est dotée d’une batterie de 73,7 kWh, garantissant au modèle jusqu’à 543 km d’autonomie en cycle mixte WLTP.

 

 

La seconde de 245 ch, également en traction, offre quant à elle un rayon d’action accru grâce à une batterie plus généreuse de 97,2 kWh. Ici, le DS N°7 peut parcourir jusqu’à 740 km entre deux recharges. Enfin, la version de 350 ch en transmission intégrale hérite aussi de la grosse batterie de 97,2 kWh, mais son autonomie est abaissée à 679 km en WLTP.

 

En ce qui concerne la recharge, DS annonce que son N°7 électrique peut passer de 20 à 80 % de charge batterie en 27 minutes (31 minutes pour la batterie de 73,7 kWh), avec une puissance de 160 kW. Des valeurs qui sont néanmoins bien en dessous de celles de la concurrence…

 

Confort au rendez-vous

 

Une fois derrière le volant, le DS N°7 se distingue avant tout par son niveau de confort, surtout en version électrique. L’insonorisation est particulièrement soignée, avec une filtration efficace des bruits d’air et de roulement, même quand le SUV est chaussé en 21 pouces. Le N°7 offre alors à ses passagers un silence de fonctionnement qui colle parfaitement à son positionnement premium.

 

Le confort est également renforcé par la technologie "DS active scan suspension". Grâce à une caméra embarquée, le SUV analyse en permanence l’état de la chaussée et ajuste instantanément l’amortissement de chaque roue, lui permettant de gommer sans grande difficulté les imperfections de la route. À titre indicatif, notre consommation sur les routes vallonnées du sud de la France a atteint 18,5 kWh/100 km.

 

 

En électrique, la récupération d’énergie peut d’ailleurs s’effectuer par un freinage régénératif à trois niveaux, ajustable via des palettes situées derrière le volant. Il est complété par la fonction One-Pedal qui permet de maximiser la récupération d’énergie en relâchant la pression sur la pédale d’accélérateur. Une fonctionnalité qui s’est avérée très efficace lors de notre essai.

 

Disponible en trois niveaux de finition, Pallas, Étoile et une série spéciale de lancement baptisée La Première, le DS N° 7 arrivera dans les concessions françaises au mois d’octobre 2026. Au niveau des tarifs, il affiche un ticket d’entrée à 43 900 euros en microhybride, tandis que les prix de ses versions 100 % électriques oscillent entre 46 990 et 77 520 euros. Des prix qui le placent dans la moyenne des C-SUV premium.

Les plus
Confort en électrique
Insonorisation
Présentation intérieure
Les moins
Temps et puissance de charge
Trop petite motorisation en micro-hybride
Système d'info-divertissement pas très moderne
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