La Mercedes-Benz Classe C face à l'impératif électrique

Le festival de nouveautés se poursuit chez Mercedes-Benz. Après avoir présenté, rien que sur ce mois d’avril 2026, les restylages de son GLE et de son EQS, le constructeur allemand surenchérit avec sa nouvelle Classe C 100 % électrique. Pour la première fois, la berline à l’étoile se décline donc en une inédite version à batterie, qui viendra épauler l’actuelle Classe C thermique. Lancée en 2021, cette dernière sera quant à elle restylée en 2026.
Ce virage s’inscrit dans une refonte plus large de la stratégie d’électrification du constructeur allemand. L’échec commercial de l’ancienne gamme "EQ" a en effet poussé Mercedes-Benz à revoir sa copie. Depuis le lancement de la nouvelle CLA à l’été 2025, certains modèles adoptent ainsi une plateforme multiénergie (la MMA pour Mercedes Modular Architecture), à l’image donc de la CLA tout juste évoquée, mais aussi plus récemment du GLB.
Mais pour la Classe C, le choix est différent. Comme pour son grand frère SUV, le GLC, Mercedes-Benz a opté pour une nouvelle plateforme 100 % électrique, appelée MBEA (Mercedes-Benz Electric Architecture). Un moyen pour la marque de proposer une variante à batterie aux côtés de la version thermique actuelle. Reste maintenant à savoir si cette orientation portera ses fruits.
13 cm de plus que la Classe C thermique
Chez Mercedes-Benz, la déclinaison de la Classe C en une version 100 % électrique se traduit par des dimensions nettement revues à la hausse. La berline mesure en effet 4,88 m de long, soit 13 cm de plus que l’actuelle Classe C thermique (4,75 m), mais surtout seulement 7 cm de moins que la Classe E (4,95 m). Ce gain en longueur s’explique surtout par un allongement de 9,7 cm de l’empattement par rapport à celui de sa version thermique. Il atteint désormais 2,96 m, au bénéfice de l’espace offert aux passagers.
Pour ce qui est de son look, la nouvelle Classe C 100 % électrique reprend de nombreux éléments déjà aperçus sur le GLC. On peut par exemple citer la calandre, réinterprétation moderne des calandres chromées d’anciens modèles de la marque. Comme sur le SUV, il existe d’ailleurs, en option, une version éclairée composée d’un total de 942 pixels, auxquels s’ajoutent l’étoile centrale et le pourtour de la calandre, eux aussi illuminés. Même traitement pour les optiques, alignées sur les dernières productions de la marque, avec des étoiles intégrées dans les feux avant et arrière.
À l’arrière, la Classe C électrique adopte une allure plus sportive que son actuelle version thermique. On relève ainsi un bord aérodynamiquement incliné, ainsi que des épaules musclées prononcées. Les quatre feux arrière ronds séparés en forme d'étoile rouge profond, intégrés dans un bandeau noir, renforcent également le caractère sportif de la voiture. Côté rangements, la berline dispose d’un volume de coffre d’une capacité de 470 l, auxquels s’ajoutent un frunk de 101 l.
Intérieur technologique
La Classe C 100 % électrique devient le deuxième modèle de la gamme à adopter la dernière génération du MBUX Hyperscreen sur la planche de bord. Cette dalle de 39,1 pouces, disponible sur les versions haut de gamme, est le plus grand écran jamais installé dans une Mercedes-Benz. Ce tableau de bord numérique est animé par le nouveau système d’exploitation MB.OS, développé en interne et piloté par intelligence artificielle.
Sur les versions d’entrée de gamme, il faudra se contenter du dernier MBUX Superscreen, qui combine trois écrans distincts sous une grande surface vitrée. Le premier de 10,3 pouces, situé derrière le volant, est réservé à l’instrumentation numérique, tandis que l’écran central de 14 pouces est dédié au système d'infodivertissement. Un troisième écran pour le passager, toujours de 14 pouces, est quant à lui disponible en option.

La dernière génération du MBUX Hyperscreen de 39,1 pouces est le plus grand écran jamais installé dans une voiture de la marque. ©Mercedes-Benz
Enfin, la Classe C électrique accueille un toit panoramique de série, lui permettant d’augmenter la garde au toit pour les passagers de 22 mm à l'avant et de 11 mm à l'arrière. En option, il peut être complété par un ciel étoilé pouvant passer de transparent à opaque en quelques millisecondes. Baptisée Sky Control, cette surface vitrée se compose de 162 étoiles illuminées.
Une seule version au lancement
Comme évoqué précédemment, la Classe C électrique embarque, à l’instar du GLC, la nouvelle plateforme MBEA du constructeur allemand. Exclusivement réservée aux véhicules 100 % électriques, elle fait appel à une architecture SDV et à la technologie 800 V.
À son lancement prévu d’ici à la fin de l’année 2026, la berline sera commercialisée dans sa version la plus sportive, la 400 4MATIC, capable d’abattre un 0 à 100 km/h en à peine 4,1 s. Cette dernière, en transmission intégrale donc, est animée par deux moteurs électriques qui sont situés sur chaque essieu, pour une puissance maximale de 489 ch. Ces deux blocs sont associés à une boîte de vitesses à deux rapports à l’arrière et une batterie de 94,5 kWh (nets), lui permettant de réaliser jusqu’à 760 km d’autonomie entre deux recharges.
Grâce à son architecture 800 V, la nouvelle Classe C électrique est capable d’accepter jusqu’à 330 kW de puissance de charge. De quoi lui permettre, en charge rapide, de récupérer jusqu’à 320 km en seulement dix minutes. Enfin, la berline à l’étoile peut être équipée de roues arrière directrices, auxquelles s’ajoutent la suspension pneumatique Airmatic, qui absorbe les surfaces irrégulières de la route et propose désormais également un amortissement intelligent et prédictif. Les prix de la Classe C électrique n'ont, pour l’heure, pas encore été communiqués.
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