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Smart Fortwo EQ : définitivement urbaine

Smart Fortwo EQ : définitivement urbaine

Smart présente les versions restylées de ses Fortwo, Fortwo cabriolet et Forfour. Malgré un look toujours aussi iconique et une praticité inégalée, la mini citadine accuse un cruel retard technologique qui la contraint à se cantonner à la ville.

 

Alors que l’électrique s’émancipe aujourd’hui des villes grâce à certains modèles frôlant les 500 km d’autonomie, la Smart EQ, elle, a bien décidé de rester dans son terrain de jeu privilégié. La version restylée de la troisième génération, toujours déclinée en carrosseries Fortwo, Fortwo Cabriolet et Forfour, offre effectivement quelques évolutions esthétiques, mais reste identique sur le plan technique.

 

A noter donc, sur notre version d’essai Fortwo, au niveau du design avant une calandre abaissée, des optiques revus ainsi qu’un logo remplacé par le lettrage Smart. A l’arrière, les feux adoptent un motif en croix dans l’air du temps. A bord, la planche de bord se veut ergonomique et épurée, se parant de nouveaux habillages qualitatifs type bois ou carbone.

 

Idéale dans la ville

 

Compte tenu de son gabarit ultracompact, soit 2,69 mètres de longueur (3,49 mètres pour la version Forfour), la Smart Fortwo EQ s’avère toujours aussi pratique à manier dans un paysage urbain. Son diamètre de braquage record – 6,95 mètres et 9,05 mètres pour la Forfour – en fait le véhicule idéal pour les manœuvres compliquées, ou pour corriger une mauvaise trajectoire empruntée à cause d’un GPS un peu trop lent.

 

La conduite de ce bolide offrant un couple de 160 Nm, reste extrêmement ludique, avec une tenue de route impeccable ce qui provoque une grande tentation d’appuyer sur le champignon pour profiter de la nervosité fournie par la technologie électrique. Le tout en silence bien évidemment. Le constructeur annonce d’ailleurs un 0 à 60 km/h abattu en 4,8 secondes et un 0 à 100 km/h en 11,6 secondes. Revers de la médaille, la Smart EQ gratifie le conducteur et son passager de quelques soubresauts bien fermes au moindre dos d’âne ou nid-de-poule.

 

Une technologie électrique inchangée

 

En 2022, la marque Smart sera placée sous l’égide de Daimler et de son partenaire chinois Geely, à l’origine d’une coentreprise. Ce qui signifie deux choses : que la production, actuellement située en Alsace, à Hambach, migrera en Chine, et que, de cette usine chinoise, sortira un tout nouveau modèle électrique dont le design sera assuré par l’allemand, et le développement technique par Geely. Aucun intérêt donc pour Smart d’investir dans une nouvelle technologie électrique. Les Fortwo et Forfour III restylées doivent donc se contenter de la même technologie qu’auparavant soit une batterie de 17,6 kWh alimentant un moteur de 60 kW (82 ch). Le tout, pour une autonomie homologuée WLTP comprise entre 120 et 135 kilomètres selon le niveau d’équipement.

 

La consommation relevée sur notre essai réalisé uniquement en périmètre urbain a atteint 16 kWh/100 km pour une conduite apaisée, avec des pointes à plus de 20 kWh lorsque l’envie prenait de profiter des performances de la mini citadine. Ce qui conduit à une autonomie finalement d’une centaine de kilomètres. Ces performances cantonnent la Smart à la ville, et qui, au regard des autonomies désormais proposées par ses plus directes concurrentes, peuvent paraître extrêmement faibles.

 

Sans concurrente mais au prix fort

 

Avec le chargeur embarqué de 4,6 kW, passer de 10 à 80 % de la batterie nécessite 3,5 heures, tandis que le chargeur de bord optionnel de 22kW, facturé à 1 000 euros, permet un temps de 40 minutes. Dommage toutefois que ce chargeur de 22 kW soit payant, et qu’il n’existe pas de solution de recharge plus rapide. Rappelons que certaines citadines électriques admettent des recharges à 40, voire 50 Kw.

 

Même si en entrée de gamme Passion, la Smart EQ reste très bien équipée, son tarif, élevé, pourrait très vite devenir dissuasif compte tenu de son autonomie limitée. Comptez 26 500 euros en entrée de gamme Passion pour la déclinaison Fortwo et 28 500 pour la version quatre portes. De par son gabarit unique, la Smart reste effectivement sans concurrente sur le marché. Mais quiconque ne fera pas de cette compacité son premier critère ne pourra sans doute pas s’empêcher d’aller regarder du côté des concurrentes.

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