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Carlili lève 24 millions d'euros pour financer sa flotte électrique

Publié le 13 avril 2022

Par Gredy Raffin
3 min de lecture
La plateforme de location de véhicules fait évoluer son modèle économique en prenant le pari d'opérer une flotte électrique en propre. Pour ce faire, Carlili a levé 24 millions d'euros et commencera avec 300 Tesla Model 3 et Model Y.
L'électrification de Carlili commencera avec l'acquisition de quelque 200 Model 3 et 100 Model Y chez Tesla.
L'électrification de Carlili commencera avec l'acquisition de quelque 200 Model 3 et 100 Model Y chez Tesla.

Carlili change de braquet. La plateforme digitale de mise en relation avec des loueurs courte durée va devenir, elle-même, un opérateur de flotte. En effet, mardi 12 avril 2022, le fondateur de Carlili, Vincent Moindrot, a annoncé avoir bouclé une levée de fonds d'un montant de 24 millions d'euros qui servira à constituer un parc de véhicules électriques proposés à ses clients. Une somme obtenue auprès de la Banque des Territoires et Demeter Partners en sa qualité de superviseur du fonds de soutien à la transition écologique.

 

Avec ces ressources financières, Carlili a signé l'acquisition de 300 véhicules de la marque Tesla, dont 200 exemplaires de Model 3 Performance et 100 exemplaires de Model Y. Une première livraison de 75 voitures a déjà été effectuée. 75 autres arriveront très prochainement et l'autre moitié du stock lui parviendra d'ici un an. "Nous souhaitons accentuer l'électrification de l'offre à trouver sur la plateforme pour réduire toujours plus l'impact environnemental de la mobilité", défend Vincent Moindrot. Et le fondateur d'ajouter : "nous ne sommes cependant pas fermés à l'intégration d'autres marques, comme Kia, Hyundai ou Volkswagen".

 

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Toujours est-il que la collaboration technique avec la marque californienne pourrait s'élever à des niveaux rarement atteints. Dans l'accord trouvé, il est prévu que les équipes de Carlili aient en effet un accès privilégié aux ingénieurs de Tesla pour développer des interfaces de communication qui, à terme, permettront à la toute nouvelle application Carlili de proposer un contrôle à distance des véhicules, comme le font les utilisateurs de Tesla eux-mêmes.

 

Rivaliser avec Virtuo et Toosla

 

Il s'agit d'un virage pour la plateforme habituée à intervenir comme une force d'optimisation des flottes de loueurs. Cependant, le socle de la valeur ajoutée de Carlili demeure intact. L'entreprise de Vincent Moindrot continuera d'assurer la livraison et le retrait à domicile des véhicules loués en moins de 2h. "Il s'agit d'un véritable métier et nous savons que nous avons de l'avance sur la concurrence", argue le fondateur. Une concurrence constituée de Virtuo, qui propose désormais cette prestation à Lyon, et de Toosla, les références de cette nouvelle génération de loueurs 100 % digitaux.

 

Paris et Lyon seront les deux premières agglomérations à recevoir des Tesla de Carlili. Ensuite, les déploiements suivront des logiques opportunistes. Le loueur courte durée pense notamment à faire migrer les véhicules en fonction de la saisonnalité, notamment aux abords des gares de destination, lors des périodes de grands flux. "A plus long terme, nous envisageons de proposer de la location sans clé et une forme d'autopartage", dit encore Vincent Moindrot.

 

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Les 24 millions ne serviront pas qu'à générer des commandes chez Tesla. Le néo-loueur de courte durée souhaite doubler ses effectifs, en recrutant avant tout des profils techniques, marketing et financiers. L'internationalisation n'est pas à l'ordre du jour. "Trop défocalisant à ce stade du développement", estime le fondateur. La Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie vont attendre un peu.

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