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Quand la Chine joue au cheval de Troie dans l’automobile

Publié le 11 mai 2023

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Par Damien Chalon
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3 min de lecture
Zoom de l’Arval Mobility Observatory – La Chine est aux avant-postes de l’électrification de l’industrie automobile européenne. Les grands fabricants de composants pour batteries, qui contrôlaient en 2020 plus de 77 % de la production mondiale de cellules, avancent les uns après les autres leurs pions en Europe.
Les marques chinoises s'attaquent au marché européen. ©MG Motor

Dans le même temps, les marques chinoises de véhicules 100 % électriques cherchent à se faire une place au soleil directement auprès des consommateurs occidentaux. Longtemps cantonnée au rang de figurante parmi les gros vendeurs de voitures, l’industrie chinoise profite à plein du chamboulement des cartes, intervenu depuis la crise du Dieselgate en 2015, la montée des préoccupations environnementales et la mise au ban des modèles thermiques.

 

Mais le jeu des Chinois est à double tranchant. D’un côté, il contribue à créer sur le Vieux continent les conditions d’une production européenne de véhicules électriques en investissant dans des gigafactories et en garantissant aux marques occidentales un approvisionnement en batteries lithium-ion. De l’autre en revanche, il grignote des parts de marché à ces mêmes constructeurs grâce à des modèles performants d’un point de vue technologiques et surtout moins chers.

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