La prudence est de mise chez les professionnels de la location courte durée. En effet, si André Gallin vient de faire savoir qu'ils vont sans doute bénéficier de meilleures conditions d'achat auprès des constructeurs avec la baisse des immatriculations, il estime aussi que la profession devrait acheter 10 % de véhicules en moins en 2012. Les années électorales ne sont jamais favorables à l'activité économique, la crise économique reste encore très vivace et le premier trimestre a été moins synonyme de croissance que de stabilité.
Sur la période et sur quatre trimestres glissants, les volumes de contrats traités ont augmenté de respectivement 0 % et 0,5 % (+ 0 % et + 1 % avec les seuls VP, et + 1,5 % et - 3,5 % avec les seuls VU). Le nombre total de jours facturés ? Il a reculé de 4 % au premier trimestre et de 0,5 % sur quatre trimestres glissants, les reculs ayant été plus importants en VU qu'en VP (- 1 % sur quatre trimestres glissants avec le VU, contre - 0,5 % avec le VP). La part des locations effectuées à titre personnel a donc continué de croître, tant en VP qu'en VU. "Elle est passée de 41 % à 46 % entre 2010 et 2011 au niveau des VP, et de 26 % à 30 % au niveau des VU", confirme André Gallin. La part des locations effectuées à titre professionnel avec des VP a reculé quant à elle de 4 points, à 26 %, et celle impliquant des VU a gagné 2 points, à 9 %.
Une étude réalisée par le GMV Conseil vient en outre de révéler que les réservations se font aujourd'hui via Internet à 31 %, qu'elles sont effectuées la veille des prises en main des véhicules à hauteur de 27 % et que les locataires sont prêts à louer un VE à hauteur de 68 % (44 % si son prix de location est plus élevé que celui d'un véhicule classique). Les locations effectuées impliquent aussi beaucoup de jeunes âgés de 18 à 35 ans. "Notre profession entame une véritable révolution", résume le président de la branche loueurs du CNPA.