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Des flottes toujours plus électrifiées en octobre 2021

Publié le 4 novembre 2021

Par Damien Chalon
3 min de lecture
Les immatriculations de voitures particulières et d’utilitaires légers en entreprises ont chuté de 22,6 % en octobre 2021, à 63 017 unités. Les VUL ont particulièrement souffert alors que les VP électriques et hybrides ont affolé les compteurs.
Les immatriculations de VP hybrides et électriques en entreprises progressent respectivement de 46,1 % et 57,2 % en octobre 2021
Les immatriculations de VP hybrides et électriques en entreprises progressent respectivement de 46,1 % et 57,2 % en octobre 2021

Mois après mois, le marché automobile français s’enfonce dans la crise. La faute à la pénurie de semi-conducteurs qui entraîne un déficit de production et des retards de livraisons. En octobre 2021, les immatriculations de voitures particulières se sont effondrées de 30,7 % dans l’Hexagone par rapport à octobre 2020 (-37,3 % comparé à octobre 2019), pour atteindre un volume de seulement 118 521 unités, selon AAA Data. Les utilitaires légers ont également été à la peine avec 30 140 mises à la route, un volume en repli de 24,6 %.

 

Part de marché record pour les flottes

 

Le marché des flottes, qui regroupe les canaux des loueurs longue durée, des sociétés et des administrations, n’échappe pas à la récession. La chute se veut en revanche moins brutale. En octobre, les immatriculations de VP et VUL en BtoB se sont élevées à 63 017 unités, soit un déficit de 22,6 % par rapport à l’an passé. Cette baisse plus maîtrisée fait que la part des flottes dans le marché automobile globale atteint des sommets, en l’occurrence 42,4 % sur le mois écoulé.

 

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Sur le segment des voitures particulières, ce sont 39 859 unités qui ont trouvé preneur, soit 20,7 % de moins qu’en octobre 2020. Ce qui nous donne une part de marché pour le BtoB de 33,6 %, soit 4 points de plus que l’an dernier. Au niveau des énergies, le diesel décline de 51,4 % mais s’affiche en tête des demandes avec 12 905 unités. Suivent dans un mouchoir de poche l’essence (11 746, -15,4 %) et les hybrides (11 583, +46,1 %). Les électriques grimpent pour leur part de 57,2 %, à 2 827 mises à la route. Les électrifiés atteignent ainsi 36,2 % de part de marché.

 

Avec 10 707 immatriculations, un total en baisse de 35,2 %, Renault se classe en tête des marques sur le mois d’octobre, devant Peugeot (9 003, -23,6 %) et Citroën (5 112, -5,8 %). Rares sont celles à tirer leur épingle du jeu. Hyundai fait figure d’ovni avec 1 152 immatriculations, synonymes d’une progression spectaculaire de 122,8 %. La marque coréenne enregistre une forte demande pour le nouveau Tucson écoulé à 702 reprises. Tesla est également à la fête avec une envolée de 392,6 % et 266 unités. Mention spéciale aussi pour Kia, Jeep et Dacia.

 

Hybrides et électriques bondissent

 

Ce mois d’octobre délicat, qui vient s’ajouter à un mois de septembre tout aussi compliqué, limite à 13 % la progression du marché des flottes en 2021 sur le segment VP. Les immatriculations s’élèvent à 394 574 unités depuis janvier, avec 143 547 éléments diesel (-21,3 %), 117 302 modèles essence (+15 %), 104 788 représentants hybrides (+113,7 %) et 24 482 électriques (+61,6 %).

 

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Focus à présent sur les utilitaires légers qui, sur le mois, reculent de 25,7 %, à 23 158 unités. Le diesel demeure ultra majoritaire (86,6 % de part de marché) malgré un déclin de 30,8 %. Depuis le début de l'année, 269 377 VUL ont été mis à la route pour le compte de professionnels, soit une progression de 11 %.

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